Foot - L1 - Rennes - Julien Stéphan (entraîneur de Rennes) : « Un potentiel offensif de très haut niveau »

L'Equipe.fr
·5 min de lecture

Julien Stéphan, le coach de Rennes, s'est exprimé sur la tâche qui attend ses joueurs samedi (21 heures) face à Lyon, actuel leader de la Ligue 1 invaincu depuis 15 journées. À la veille de la réception de Lyon, Julien Stéphan, le coach rennais, mesure l'ampleur de la tâche face à un leader invaincu depuis quinze journées, alors que son équipe (4e) est aussi sur une série positive (quatre succès, un nul). « Comment contrarier ou faire chuter Lyon ?
On va essayer de faire ce que les quinze dernières équipes qui ont affronté Lyon n'ont pas réussi à faire, et limiter leur apport offensif, donc il faudra être très fort dans les deux surfaces, très costauds, très bien organisés et essayer de leur poser des difficultés. Ils sont en pleine confiance, ils ont le taux de xG offensifs (probabilités de marquer) le plus haut en Europe depuis le début de saison, c'est exceptionnel, ça montre un potentiel offensif de très haut niveau. Il faudra être prêt tout de suite, mais on sait que le danger peut venir à tout moment. Vous avez souvent été confrontés à des blocs bas au Roazhon Park. Ce sera forcément différent avec Lyon
Lyon a déjà utilisé différentes stratégies, même chez eux contre Monaco(4-1, le 25 octobre), je pense notamment à la première mi-temps, ils avaient joué assez bas pour les contrer. On verra, ce n'est pas une équipe qui a forcément besoin d'avoir beaucoup le ballon pour être dangereuse, mais quand elle l'a, elle l'utilise également bien, c'est pour ça qu'elle est complète, donc il faudra se préparer à différents scénarios. « Les chiffres montrent qu'on emmène les ballons et qu'on se crée des situations. Par contre, on a un vrai déficit en termes d'efficacité sur les tirs cadrés » Faire chuter Lyon, ce serait un gros coup de boost dans votre saison ?
On termine juste la phase aller, donc le résultat ne voudra rien dire, honnêtement, dans un sens ou l'autre. On est assez bien placés pour savoir qu'avec des séries, on peut vite se repositionner ou dégringoler un peu. lire aussi Clément Grenier (Rennes) : « Je me suis toujours relevé » Comment être plus déstabilisant qu'à Nantes (0-0, mercredi), notamment ?
Il y a l'idée d'aller un peu plus vite vers l'avant, de prendre davantage de risques, de frapper davantage, des pistes à suivre pour être encore plus dangereux. Après, on est malgré tout une des équipes qui amènent le plus de ballons dans la surface adverse, qui frappe le plus, c'est aussi un souci d'efficacité mais les chiffres montrent qu'on emmène les ballons et qu'on se crée des situations. Par contre, on a un vrai déficit en termes d'efficacité sur les tirs cadrés. Peut-on finir européen quand on n'a pas de buteur à cinq buts à mi-Championnat ? Ou n'est-ce pas plus mal de ne pas être trop dépendant d'un buteur ?
Ce qui est bien, c'est d'avoir plusieurs possibilités de marquer. Ce qui peut être dangereux quand on ne se repose que sur un seul joueur, c'est de se retrouver en difficulté en cas de blessure ou méforme. On aimerait vraiment marquer plus, on a l'ambition d'avoir le ballon, de jouer vers l'avant, de se créer des occasions, on a envie que ça se matérialise par encore plus de buts. On a aussi de jeunes joueurs dans le domaine offensif, donc il faut aussi leur laisser le temps de se développer. lire aussi Transferts : James Léa-Siliki (Rennes) sur le départ « Eduardo (Camavinga) a un peu moins joué des matches, il en a débuté d'autres, il a eu un petit coup de moins bien mais il va revenir, retrouver de la fraîcheur, de la spontanéité » Pourquoi Eduardo Camavinga joue-t-il moins ?
Il a été deux fois remplaçant, il ne faut pas y voir non plus des signes. J'ai un effectif à gérer, des temps de jeu à partager, je ne veux pas qu'on soit sur la jante en février. Eduardo a un peu moins joué des matches, il en a débuté d'autres, il a eu un petit coup de moins bien mais il va revenir, retrouver de la fraîcheur, de la spontanéité et revenir à son niveau. Il est aussi beaucoup plus observé, il y a moins d'espaces pour lui, donc c'est aussi une adaptation à trouver par rapport à tous ces éléments-là. Votre président Nicolas Holveck a laissé entendre qu'il vous voyait incarner le futur de Rennes au-delà de la fin de votre contrat (2022), avec des discussions dans le sens d'une prolongation. Vous êtes aussi dans cet esprit ?
Je suis ravi de fonctionner avec le président et Florian (Maurice), on échange tous les jours sur tout un tas de sujets, on a énormément joué et il vous l'a dit, ces dernières semaines, je voulais rester focus sur l'enchaînement des matches, consacrer uniquement mon énergie à aider l'équipe à retrouver une dynamique positive. Donc on aura l'occasion, là, dans un avenir proche, de rediscuter de tout ça. Il y a déjà eu des discussions pour prolonger ?
Non mais il y a ce message qu'il vous a fait passer publiquement (*) et qu'il m'a déjà verbalisé il y a plusieurs semaines. Et je lui avais dit que j'étais ravi d'entendre ce message, mais que par honnêteté, je devais aussi consacrer mon énergie complète à sortir l'équipe de la spirale dans laquelle elle était. lire aussi Da Silva forfait contre Lyon (*) : En milieu de semaine, sur France Bleu Armorique, Nicolas Holveck disait notamment : « Pour moi, Julien est l'homme de la situation actuelle et future au Stade Rennais, et j'espère qu'on aura le plaisir, avec Florian, de travailler encore très longtemps avec Julien. Je discute avec lui de ces éléments-là et j'espère qu'on aboutira prochainement. Je pense qu'au fond de lui-même, il a cette envie de poursuivre avec nous. »