Foot - L1 - Rennes - Stade Rennais : des petites errances défensives aux grandes conséquences

L'Equipe.fr
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Le club breton encaisse souvent le même type de buts, consécutifs à des pertes de balle, comme mardi contre Chelsea (1-2), et tourne au ralenti depuis deux mois. Une faiblesse qu'il tentera de corriger vendredi soir (21 heures) sur la pelouse de Strasbourg.

Éliminé de la Ligue des champions, mardi contre Chelsea (1-2), et tombé à la septième place de Ligue 1 après une seule victoire lors des six derniers matches (1 seule sur les 10 dernières rencontres toutes compétitions confondues), Rennes reproduit souvent les mêmes erreurs en ce moment, dont ses adversaires profitent allégrement.

Face aux Blues, même si Julien Stéphan a vu des « points positifs », ses joueurs ont encaissé deux buts sur des pertes de balle évitables. En première période, c'est Jérémy Doku qui s'est fait chiper le ballon par Mason Mount, à 80 mètres de son but. Aussitôt, la contre-attaque anglaise s'est organisée pour aboutir à l'ouverture du score de Callum Hudson-Odoi (22e). Et cela s'est reproduit dans le temps additionnel, avec une passe en retrait hasardeuse de Clément Grenier, interceptée par Hakim Ziyech et convertie par Olivier Giroud (90e+1).

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Ces phases de transition avaient déjà coûté un but aux Rennais à Paris (0-3, le 7 novembre). Sur l'ouverture du score, Moise Kean avait bénéficié d'une relance dangereuse d'Alfred Gomis pour James Léa-Siliki, interceptée devant la surface par Angel Di Maria. Et ce point faible a été identifié par la formation anglaise, comme en attestait un échange capté par le diffuseur au coup de sifflet final, mardi. Sur la pelouse, Kurt Zouma donnait des conseils à Eduardo Camavinga : « Parfois, il faut balancer quand vous êtes derrière. Nous, c'est ce qu'on fait. Quand il y a de la pression, vous perdez des ballons et (ça conduit à un) but. À chaque fois, c'est comme ça. »

Ce « manque d'agressivité et de férocité », pointé depuis plusieurs semaines par Stéphan, s'était déjà fait sentir contre Reims (2-2, le 4 octobre). Le club breton avait subi une égalisation à la suite d'un renvoi en touche perdu au niveau de la ligne médiane. Quatre séquences comparables sur les dix-sept buts encaissés depuis ce jour-là, qui s'ajoutent à des erreurs assez grossières d'appréciation contre Angers (1-2, le 23 octobre) et Brest (2-1, le 31 octobre).

À Séville (0-1, le 28 octobre) et face à Bordeaux (0-1, le 20 novembre), Luuk De Jong et Hatem Ben Arfa avaient aussi profité des libertés laissées par les Bretons... Autant d'actions, ajoutées aux penalties malheureux encaissés à Stamford Bridge (0-3, le 4 novembre), qui laissent Stéphan amer : « Quand ça se répète, ce n'est pas le fruit du hasard. Il y a un manque de maturité, de caractère aussi. »

Relancé jeudi sur le sujet, avant le déplacement ce vendredi soir (21 heures) à Strasbourg, le technicien a surtout souligné le manque de réalisme de son équipe. « Je n'ai entendu personne dire qu'il y a eu la même action (pour Chelsea), a-t-il rappelé, en référence à une perte de balle de Ben Chilwell en première période, mal négociée par Serhou Guirassy (40e). La différence, c'est qu'eux nous ont punis et nous, on ne les a pas punis. »