Foot - L1 - Sain-Étienne - Lyon, histoires de derby

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Dimanche, des Verts moribonds accueillent un OL requinqué. Le livre Derbyrama (de Cyril Collot et Sébastien Vuagnat) revient sur des décennies d'une rivalité parfois brutale, ou, à l'occasion, amusante et décalée. Galtier, prof d'histoire Vingt ans de choc ASSE-OL sans une victoire à la maison, la honte a trop duré. Alors, ce 30 novembre 2014, peu avant le coup d'envoi, le coach des Verts Christophe Galtier se mue en guide du derby mondialisé et lance une vidéo. Extraits brûlants d'un Boca-River à la Bombonera, d'un United-City de fureur à Manchester, d'un but extatique du Romanista Totti face à la Lazio... Le stratagème fonctionne. Les tripes en fusion, la troupe locale éclate les Lyonnais 3-0. La magie des images. Les grenouilles sur l'estomac Ce 22 mars 1952, la veille du derby, les Lyonnais innovent en décidant une mise au vert (!). Au dîner, certains joueurs dont l'international André Lerond (ci-dessus : debout, 3e en partant de la droite) font la grimace. On leur sert des cuisses de grenouilles suintantes de beurre persillé. Le lendemain, dans un stade Geoffroy-Guichard rempli à 115 %, les Verts de Jean Snella s'imposent 1-0. Les paysans vous embrassent 6 avril 1994, soir du derby, une lugubre procession avance vers Geoffroy-Guichard. Des ombres en capuches et bonnets noirs portent un cercueil vert au logo de l'ASSE. Une oraison à l'accent lyonnais s'élève : « Laissez passer l'enterrement des paysans... Laissez passer l'enterrement des Stéphanois... » Score : 3-0 pour les Verts de Joseph-Antoine Bell, pour son dernier match avec l'ASSE. Brûle drapeau, brûle ! Le 6 octobre 1991, le stade de Gerland a vécu l'humiliation suprême. Alors que Tony, considéré comme la mascotte de l'OL, remue son drapeau au centre du terrain, un visiteur surgit sur la pelouse pour aller provoquer le virage nord. Sans hésiter, Tony pose son étendard et se rue sur l'intrus. Erreur : un autre Stéphanois profite de la diversion (préméditée) pour chaparder le précieux emblème qui est brûlé sur-le-champ. Très chers slogans Dans chaque camp, le derby excite la créativité poétique. Côté stéphanois, on se souvient de « Lyon capitale des Gaules mais c'est Sainté qui fait bander la France » ou « L'OL, c'est comme le beaujolais, c'est commercial et dégueulasse ». Côté lyonnais, on retient « 1976, tant de branlette pour une défaite », « Nous inventions le cinéma quand vos pères crevaient dans les mines » ou « Stoppez les essais nucléaires à Mururoa, faites-les à Saint-Étienne ».

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