Foot - L1 - Strasbourg - Auteur d'un nul à Marseille, Strasbourg a retrouvé la formule

L'Equipe.fr
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Après trois prestations décevantes, Strasbourg a retrouvé de l'allant pour arracher un point (1-1) à l'Orange Vélodrome, en réussissant à bloquer l'OM de Jorge Sampaoli. Les joueurs du Racing devront encore attendre pour fêter officiellement le maintien, mais leurs prochaines nuits devraient être moins agitées. Alors qu'elle restait sur trois prestations décevantes contre le PSG (1-4, le 10 avril),à Nîmes (1-1, le 18 avril) et face à Nantes (1-2, le 25 avril), l'équipe de Thierry Laurey a retrouvé de l'allant à l'Orange Vélodrome ce vendredi, avec ce qu'elle sait faire de mieux - quand elle n'est pas sujette à des baisses de concentration - à savoir bloquer son adversaire. lire aussi Le compte rendu d'OM-Strasbourg Comme face à Lille (1-1, le 28 février) et Monaco (1-0, le 3 mars), le Racing a bousculé un gros en commençant par bien poser son bloc avant de construire ses contre-attaques. « Je suis très satisfait de la performance des garçons, ils ont bien adapté ce qu'on avait prévu de faire. On était venu avec beaucoup de sérieux, d'abnégation, de solidarité. Je trouve que c'était une bonne performance », s'est félicité Thierry Laurey. Stefan Mitrovic, défenseur de Strasbourg « On ne leur a pas donné l'occasion d'avancer. On a montré qu'on était capable de bien défendre » Le technicien a opté pour une défense à cinq éléments, et un plan clair : empêcher les hommes forts marseillais de s'exprimer. « On avait vu que des joueurs de l'OM étaient revenus à un niveau intéressant. On a plutôt bien réussi à fermer le côté droit avec la paire Lirola-Thauvin. On a bien isolé Payet aussi », a-t-il apprécié. Alexander Djiku a notamment été rayonnant et dominant pour bloquer Milik, et la paire Aholou-Liénard n'a pas ménagé ses efforts non plus (9 ballons récupérés chacun). Mais c'est bien tout un collectif qui a réagi une semaine après l'écroulement contre Nantes (1-2). Il fallait voir Ludovic Ajorque sprinter et tacler en première période pour le comprendre. « On était bien en place. On ne leur a pas donné l'occasion d'avancer. On a montré qu'on était capable de bien défendre. Je suis vraiment content de la manière », a savouré le capitaine Stefan Mitrovic. Des transitions étudiées La débauche d'énergie pour défendre n'a pas freiné les contre-attaques pour autant. « Si on était vraiment venu pour subir, j'aurais joué avec un seul attaquant », a balayé Laurey, qui s'est inspiré des transitions de Dijon et Lorient à l'Orange Vélodrome pour construire son plan d'attaque, en veillant à concéder moins d'occasions toutefois. Le coach du RCSA avait aligné Jean-Ricner Bellegarde au milieu pour mettre le bazar dans les lignes marseillaises avec sa percussion, et l'ancien Lensois a fait le job. « On comptait beaucoup sur la paire Bellegarde-Guilbert à droite, mais Fred s'est un peu blessé à l'échauffement à un genou, et il a joué un peu diminué », a-t-il toutefois regretté. Thierry Laurey, entraîneur de Strasbourg « On n'est pas là pour faire les beaux, pour plaire aux téléspectateurs » Strasbourg a finalement marqué sur coup de pied arrêté, une tête sur corner de Mitrovic, mais le coaching gagnant de Sampaoli ne lui a laissé l'espoir d'une victoire que treize minutes seulement. Pas de quoi ternir sa soirée. « J'avais dit aux garçons : on est les premiers à jouer, il faut qu'on envoie un message. En prenant un point, nos adversaires vont être obligés de réagir. On fera les comptes dimanche soir », a souri Laurey, dont l'équipe se rapproche de la barre des 40 points (38). lire aussi Le classement de la Ligue 1 Avant de dépeindre clairement ses ambitions pour les trois derniers matches contre Montpellier, Nice et Lorient : « On n'est pas là pour faire les beaux, pour plaire aux téléspectateurs. On veut être efficaces. Je veux 11 mecs qui se dépassent les uns pour les autres. On a des choses à retravailler, mais on est solidaire, c'est l'important dans la dernière ligne droite. Ce résultat doit nous donner un peu plus de confiance, mais pas de relâchement... » Son équipe a tellement eu l'habitude de retomber après avoir rassuré cette saison qu'il a bien raison de se méfier.