Foot - L1 - Strasbourg - Kevin Gameiro sur son retour à Strasbourg : « Je ne suis pas encore en préretraite »

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Présenté ce mardi à l'occasion de son retour à Strasbourg, treize ans après avoir quitté le Racing, l'attaquant international Kevin Gameiro est revenu sur les raisons de ce choix et a exprimé sa fierté de retrouver son club formateur, à 34 ans. Mais il a prévenu : il n'est pas là pour faire de la figuration. « Treize ans après votre départ, en 2008, vous voilà de retour dans votre club formateur...
C'est avec plaisir que je suis là aujourd'hui. Ils (les dirigeants du Racing) ont pris contact avec mes agents, qui m'ont ensuite fait part de cet intérêt. On y est allés petit à petit, sans sauter les étapes. J'ai donné mon accord et ça s'est fait rapidement. Tout le monde a fait des efforts pour en arriver là. C'est un beau retour, quelque chose que tout le monde voulait. J'ai conscience de ce que mon retour peut apporter aux gens. Il y a toujours de belles surprises dans le foot. Comment êtes-vous arrivés à Strasbourg concrètement ?
J'étais en vacances depuis un mois et demi ou deux mois, tout en continuant à m'entretenir. J'ai refusé beaucoup d'offres, intéressantes d'un point de vue sportif ou financier. Un retour en France était toujours envisageable dans un coin de ma tête, encore plus ici. lire aussi Gameiro, le retour de l'enfant prodige Vous étiez aussi proches de l'OM...
Pourquoi j'ai refusé ? C'est un choix personnel. On ne va pas revenir dessus, mais j'avais beaucoup discuté avec le président (Pablo Longoria) et le coach (Jorge Sampaoli). Marseille, c'est un contexte particulier, d'autant plus en tant qu'ancien Parisien. Je ne fais jamais les choses à contrecoeur. Strasbourg a tenté sa chance et a bien fait (rires). J'ai des attaches ici, dont ma belle-famille. Je suis ravi de pouvoir revenir et bientôt refouler le stade de la Meinau, qui m'a tant donné. Qu'avez-vous ressenti en le revoyant ?
Ça m'a fait bizarre, sincèrement. J'ai eu la chair de poule. Bon, il est encore vide. Mais, quand ce sera plein, ce sera quelque chose d'émouvant pour moi. Je sais que mon retour procure de l'émotion aux gens, mais je le sentirai encore plus une fois sur le terrain, avec du public. Quand ce jour arrivera, ce sera émouvant. « À la Meinau, c'est toujours beau et ça donne envie de se dépasser, même si le public était un peu plus hostile à l'époque (sourire)» Quel est votre état de forme ?
Je me suis préparé de mon côté. Ce n'est pas évident car il n'y a pas la vie de groupe, les contacts... Il manque quelque chose, c'est clair. C'était la première fois que cela m'arrivait. Je me devais de rester sérieux pour être prêt. Là, je vais découvrir le vestiaire et mes coéquipiers. Mais je ne me fais pas de soucis. J'ai fait beaucoup de clubs, j'ai l'habitude de ces moments-là. Quels souvenirs gardez-vous du RCSA ?
Mes premiers pas dans le vestiaire, mes premiers buts dans ce stade... De la tête, en plus ! J'ai vécu de grands moments, comme des plus difficiles. Mais, à la Meinau, c'est toujours beau et ça donne envie de se dépasser, même si le public était un peu plus hostile à l'époque (sourire). Après toutes ces années passées ensemble à se relever (du dépôt de bilan en 2011), tout le monde profite. Vous êtes-vous fixé des objectifs ?
Je veux aborder cette saison dans les meilleures conditions possibles. J'ai loupé deux-trois semaines de préparation collective, donc je dois d'abord être prêt physiquement. Après, marquer des buts, c'est mon job. Mais je ne me suis pas fixé d'objectifs pour le moment. « La façon de manager l'équipe de Julien Stéphan me plaît. Sa présence a beaucoup compté dans mon choix » Quel rôle a eu le coach Julien Stéphan dans votre venue ?
On a pu échanger sur son projet de jeu, sa manière de travailler, son ressenti... Et ça a de suite matché. C'est un entraîneur basé sur le jeu, ce qui colle à mon profil. Il est encore jeune, mais il a eu le temps de faire de très belles choses à Rennes. Sa façon de manager l'équipe me plaît également. Sa présence a beaucoup compté dans mon choix. Le projet continue à se construire et je suis ravi de le rejoindre. Vous retrouvez aussi la Ligue 1, après vos passages à Strasbourg, mais aussi Lorient (2008-2011) et le PSG (2011-2013)...
Ça a changé. Je regardais les matches régulièrement. Si je reviens, c'est que j'ai encore beaucoup de choses à apprendre de ce Championnat. On peut toujours progresser quand on a soif d'apprendre. J'espère pouvoir refaire de belles choses. Est-ce que je suis aussi rapide ? Je ne sais pas (rires), mais peut-être plus malin ! Rassurez-vous : j'ai toujours les mêmes qualités. Je ne suis pas encore en préretraite. J'insiste car certains le pensent peut-être. Mais, si je suis là, c'est que je veux prendre du plaisir et continuer à marquer pendant encore deux ou trois ans (il a 34 ans). Et montrer à tous les Alsaciens qu'ils peuvent toujours compter sur moi. »

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