Foot - L1 - Strasbourg - Comment Laurey fait briller Strasbourg face aux gros du championnat

L'Equipe.fr
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Le technicien alsacien vient de réussir plusieurs coups tactiques remarquables face à des gros bras de la L 1. Il espère récidiver à Rennes.

Son avenir sur le banc du Racing était menacé au coeur de l'automne, quand Strasbourg avait touché le fond (19e) après une entame de saison chaotique. Le début du rebond provint d'un nul décroché à dix contre onze pendant une heure contre... Rennes (1-1, le 27 novembre). Depuis, Thierry Laurey, en fin de contrat en juin, a su inverser la dynamique.

Son équipe vient de faire déjouer trois des formations les plus en forme de L1 - Metz (2-1, le 14 février), Lille (1-1, le 28) et Monaco (1-0, le 3 mars) - et ces trois performances portent clairement sa patte. « C'est un très bon tacticien, on a trois systèmes et on arrive à gêner n'importe qui » soulignait Alexander Djiku avant les rencontres contre Lille et à Monaco.

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Lille et Monaco ont été domptés
Le défenseur, qui va manquer un mois de compétition (adducteurs), avait raison et tort à la fois. Oui, le Racing de Laurey peut faire déjouer tactiquement beaucoup de monde. Mais non, le coach a bien plus que trois systèmes dans sa manche. Il l'a prouvé en dégainant des schémas en miroir pour anéantir les attaques lilloises et monégasques.

Dans le Nord, il avait reproduit le 4-4-2 de Christophe Galtier avec quelques consignes claires, « deux lignes resserrées et soudées », selon Jean-Eudes Aholou, afin de ne laisser aucun espace aux Nordistes pour combiner. Avec, aussi, une vigilance renforcée sur les côtés qui étaient doublés par des milieux aux profils plutôt défensifs. Les latéraux avaient constamment changé de fonction, glissant tantôt devant la défense, parfois dans la charnière, avec des compensations parfaites autour d'eux, sans perdre de la gomme pour contre-attaquer.

Pour bloquer le 3-4-2-1 monégasque de Niko Kovac, Laurey a élaboré une tactique aussi fine, avec un 3-5-2 protéiforme et un choix fort : placer un joueur en quasi-individuelle sur les deux soutiens de Ben Yedder pour bloquer le jeu : Djiku sur Golovine, Carole sur Volland. « On n'a pas eu la possibilité de souffler », reconnaissait l'entraîneur de l'ASM.

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« On a joué les yeux dans les yeux avec deux gros du Championnat », exposait Laurey, modeste concernant sa contribution, préférant louer l'état d'esprit, l'intelligence, et surtout le regain physique de son équipe. Il n'a pas tort, mais ses choix méritent aussi d'être soulignés. D'autant qu'ils avaient souvent été pointés du doigt durant la première partie de saison, où son équipe n'avait pas existé face au top 4 (100 % de défaites).