Foot - L1 - Les subtilités du classement de L1 arrêté à cause du coronavirus

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Le classement de la L1, arrêté à la 28e journée sur la base d'un ratio, fait apparaître de nouvelles règles pour départager les équipes à égalité. Objet de nombreux débats et controverses depuis plusieurs semaines, le classement de la L1 a finalement été figé après la 28e journée mais il n'apparaît pas sous forme de points. Comme Strasbourg-Paris-SG n'avait pas été joué, déjà à cause de l'épidémie naissante de coronavirus, la 28e journée restera incomplète et il fallait trouver un moyen de lisser les injustices provoquées par l'arrêt inattendu de la saison. Le classement final a donc été établi par le calcul d'un indice qui prend en compte le total de points marqués, divisé par le nombre de matches joués. Cette méthode avantage notamment l'OGC Nice, auparavant sixième avec 41 points et devancé à la différence de buts générale par Reims. Le club azuréen est désormais cinquième car ce sont les confrontations particulières qui départagent maintenant les clubs à égalité de ratio. Le Gym avait gagné à l'aller (2-0, le 3 novembre), obtenu le nul au retour (1-1, le 5 février), et en profite donc pour grimper d'un échelon en ayant une pensée émue pour son attaquant Kasper Dolberg, qui lui a offert une victoire capitale dans le temps additionnel contre Monaco, lors du dernier match de la saison (2-1, le 7 mars). Douzièmes, les Bordelais ne sont pas gênés par cette nouvelle règle et restent devant Nantes, qu'ils dominaient déjà à la différence de buts générale. Mais attention, les confrontations particulières valent seulement pour départager les clubs qui se sont affrontés deux fois. Ainsi, les Lyonnais devancent Montpellier alors qu'ils ont perdu contre le MHSC (0-1, le 27 août), mais le match retour n'aura jamais lieu car il était prévu pour la 36e journée. On revient donc à la différence de buts générale, à l'avantage de Lyon (+15 contre +1), même si cela ne consolera pas le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, qui occupe une septième place insuffisante pour accrocher l'Europe. A égalité avec les Rhodaniens et les Héraultais, Monaco s'incline sur tous les critères face à eux et se retrouve neuvième. La menace des recours de clubs après l'arrêt du Championnat Plus bas dans le classement, Brest et Metz (1,21) ainsi que Dijon et Saint-Étienne (1,07) ont aussi dû être départagés mais ces calculs ne vont pas changer leur vie. « Peu importe de finir quinzième ou quatorzième, la part des droits télé indexés sur le classement ne sera pas payée », confie un dirigeant de L1, moins amer que les Amiénois qui n'acceptent pas leur relégation, même si leur ratio (0,82) est plus bas que celui de Nîmes, 18e avec 0,96.

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