Foot - L1 - Les supporters de Nîmes bloqués sur l'autoroute par les forces de l'ordre

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Les supporters de Nîmes, qui avaient interdiction de se déplacer à plus de 200 à Marseille samedi, ont pour la plupart été contraints par les forces de l'ordre de rentrer chez eux, dans une ambiance chaotique.Coupables d'avoir bravé l'arrêté préfectoral limitant leur déplacement à 200 individus à Marseille, les supporters nîmois sont restés bloqués plusieurs heures sur l'aire d'autoroute de Lançon de Provence samedi, avant d'être contraints par les forces de l'ordre à faire demi-tour vers chez eux, sous escorte. Ils étaient au moins deux fois plus nombreux qu'autorisé.Selon Laurent Tourreau, le directeur des opérations du club gardois, un seul des huit cars dans lesquels les supporters étaient montés (celui du Club Central) a pu atteindre l'Orange Vélodrome, où leur équipe (19e) a perdu son dixième match de la saison (1-3) en Ligue 1.Certains fidèles des Crocos se sont d'ailleurs plaints sur les réseaux sociaux du comportement violent des CRS, lesquels auraient notamment fait usage de gaz lacrymogènes sur l'autoroute. À écouter le chauffeur du car dont les occupants racontent avoir été visés, Sébastien Nass, la situation a « dégénéré » après que ledit véhicule a quitté le cortège qui rebroussait chemin vers Nîmes pour que les ultras des Gladiators puissent trouver un bar diffusant le match.« Les policiers ont cru qu'on se foutait de leur gueule. Ils nous ont dit que si l'on recommençait, tout le monde se retrouverait en garde à vue, témoigne le chauffeur. À cause de l'arrêt prolongé à Lançon et de ma vitesse réduite, ma porte arrière ne se fermait plus. C'est là que c'est parti en vrille. Ils nous ont gazés, ils ont tapé sur le pare-brise. J'ai ouvert la porte de devant pour essayer de calmer le policier qui lui faisait face, il m'a poussé avec la main et a essayé de me matraquer le visage. Quand j'ai enfin pu sortir sur l'autoroute pour fermer la porte arrière, l'air était irrespirable. Mes yeux étaient irrités, je ne voyais que les gyrophares de la police. Or, ils m'ont imposé de continuer la route. On aurait très bien pu avoir un accident. »D'autres heurts ont eu lieu sur le parvis du stade des Costières, où les vidéos publiées par les supporters sur les réseaux sociaux montrent des enfants apeurés et de nouvelles scènes de tension. La préfecture des Bouches-du-Rhône était injoignable dimanche.

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