Foot - L1 - Vieira, Sagnol, Courbis, Halilhodzic, Garcia... comme Antonetti, ils ont critiqué publiquement un joueur

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L'entraîneur de Metz Frédéric Antonetti n'a pas épargné Ibrahima Niane, après la défaite de Metz à Monaco (0-4), dimanche. Avant lui, d'autres coaches en Ligue 1 ont fait le choix de tacler publiquement un joueur. « Il est toujours par terre en train de pleurer, de réclamer la faute, ça devient très pénible. Si on veut être avant-centre, il faut être prêt à aller au combat et il ne l'est pas du tout. » Après la lourde défaite de Metz à Monaco (0-4), dimanche, Frédéric Antonetti a décidé de charger publiquement son attaquant Ibrahima Niane. Cette communication, bien loin des discours parfois lisses des entraîneurs, a de quoi étonner. Mais il n'est pas le seul à avoir usé de cette stratégie en Ligue 1 ces dernières années. Patrick Vieira et Allan Saint-Maximin à Nice Lorsqu'il était à la tête de l'OGC Nice (2018-2020), Patrick Vieira avait décidé de s'en prendre publiquement à Allan Saint-Maximin. Le technicien français s'était exprimé en conférence de presse après une lourde défaite face à Angers (0-3, en février 2019) et avait expliqué l'absence sur la feuille de match de son attaquant. Patrick Vieira à propos d'Allan Saint-Maximin « C'était sa décision à lui. Pas celle du docteur ou de l'entraîneur. C'est une déception » « Il a décidé qu'il était malade. Il a prévenu ce matin, mais il n'a pas de fièvre. Ce que je regrette, c'est qu'il n'ait pas fait le déplacement et a décidé à la dernière minute s'il était apte à jouer ou pas. C'était sa décision à lui. Pas celle du docteur ou de l'entraîneur. C'est une déception », avait-il lancé. Une déclaration qui logiquement précipité la fin de l'aventure niçoise d'Allan Saint-Maximin, parti à Newcastle en 2019. Patrick Vieira avait récidivé quelques semaines plus tard. « Le problème d'Allan, c'est malheureusement qu'il pense que son talent suffit pour aller au très haut niveau. Et il doit comprendre qu'il a besoin de travailler, de faire des sacrifices. Il a besoin de souffrir. Et malheureusement, il ne l'a pas encore compris. » Willy Sagnol et Kévin Soni à Bordeaux Après le nul de Bordeaux face au Rubin Kazan (2-2) en Ligue Europa en 2015, Willy Sagnol n'avait pas été tendre avec son tout jeune joueur Kévin Soni, 17 ans à l'époque. « Je conseillerais à Kévin Soni de revoir le match et de regarder la performance et les efforts de Valentin Vada. C'est un jeune joueur qui a du talent, et même s'il rate des choses techniquement, c'est excusable, mais rentrer avec aussi peu de conviction, à ce niveau-là, c'est dramatique. Soni devra se poser les bonnes questions s'il veut continuer à jouer dans le football professionnel », avait-il expliqué. Willy Sagnol à propos de Kévin Soni « On n'attend pas ça d'un jeune joueur, on attend qu'il amène de la fraîcheur et de l'envie » « Il est très jeune, mais même son comportement en CFA n'est pas à la hauteur de ce qu'on espère d'un joueur de sa qualité. Qu'il commence par bien travailler tous les jours. Ensuite, quand il a la chance de monter en pro... Il n'a pas l'obligation de faire un bon ou grand match, on n'attend pas ça d'un jeune joueur, on attend qu'il amène de la fraîcheur et de l'envie. Contre Kazan, son entrée était tout le contraire. » Rolland Courbis et Juan Quintero à Rennes Successeur annoncé de James Rodriguez en Colombie, Juan Quintero espérait relancer sa carrière du côté de Rennes (2015-2016). Et après le départ de Philippe Montanier qui ne semblait pas réellement lui faire confiance, le milieu offensif n'a guère eu plus de chance avec son successeur Rolland Courbis, nommé entraîneur en janvier 2016, qui avait directement pris à partie son joueur. Rolland Courbis à propos de Juan Quintero « Il a certaines habitudes, il pense que pour être titulaire, il suffit de se pointer à l'entraînement mais non... » « Juan, c'est un de mes soucis, mais pas le souci numéro un. [...] Ce n'est pas facile de passer de la Colombie à Pescara, puis à Porto, d'être ensuite prêté à Rennes... Il a certaines habitudes, il pense que pour être titulaire, il suffit de se pointer à l'entraînement mais non... J'ai des obligations de réflexion et d'organisation. Quintero n'est actuellement pas prêt pour être titulaire, ni pour jouer plus de dix minutes en fin de match. » Vahid Halilhodzic et Sergueï Semak au PSG Auteur d'un triplé face au PSG en Ligue des champions le 7 décembre 2004 sous les couleurs du CSKA Moscou, Sergueï Semak arrive lors du mercato d'hiver dans le club de la capitale. Lors de sa conférence de presse de présentation, son coach Vahid Halilhodzic lui réserve un drôle d'accueil. « Sergueï Semak rigole un peu trop... Il ne sait pas dans quel club il est arrivé. Moi aussi, je rigolais quand je suis arrivé. Aujourd'hui, je rigole moins », a-t-il lancé dans un premier temps avant de se plaindre indirectement de son arrivée. Vahid Halilhodzic « Est-ce que Semak était le premier choix du PSG ? On fait ce qu'on peut... » « Ce n'est pas un buteur. On n'a pas d'argent. Est-ce que Semak était le premier choix du PSG ? On fait ce qu'on peut... » De quoi bien mettre en confiance son joueur qui s'en ira moins d'un an après son arrivée. Rudi Garcia et Adil Rami à l'OM Après la Coupe du monde 2018, Adil Rami avait justifié ses mauvaises performances avec l'OM en évoquant un burn-out, un syndrome d'épuisement professionnel. Mais la déclaration du joueur n'était pas du tout du goût de son entraîneur Rudi Garcia qui n'avait pas manqué de réagir en conférence de presse. Rudi Garcia à propos d'Adil Rami « Ce qui est sûr, c'est qu'il travaille. Après, travailler et se taire, c'est une bonne méthode aussi » « Lui, n'a jamais utilisé le terme burn-out, ça lui a été soufflé. Je pense qu'il faut avoir du respect pour ce mot-là, parce que les gens qui souffrent de ça ne sont vraiment pas bien et cela peut aller très loin dans le côté négatif. Adil est très loin de ça. Après, pour lui, la logique voudrait que, quand on ne sent pas bien, il faut le dire. C'est ce qu'il aurait dû faire à cette période. Ce qui est sûr, c'est qu'il travaille. Après, travailler et se taire, c'est une bonne méthode aussi. »

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