Foot - L2 - Bruno Luzi a changé d'avis : « Je reste à Chambly »

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Six jours après avoir démissionné de son poste d'entraîneur du FC Chambly, Bruno Luzi a appelé son frère ce matin pour lui dire qu'il « reprenait » son poste. C'est la fin d'un drôle de feuilleton. Il avait débuté le vendredi 1er mai au soir, lorsque Bruno Luzi (56 ans), joueur puis entraîneur de Chambly depuis 1989, un club avec lequel il a connu douze montées en trente ans, avait annoncé son départ à la surprise générale. Le club s'était mis en quête de son successeur mais son frère, Fulvio, le président, avait fait de Bruno le choix numéro un. Mercredi, il disait lui laisser jusqu'à dimanche pour se prononcer. L'entraîneur camblysien a mis fin au suspense dès ce jeudi. Sans attendre. « Vous avez donc décidé de rester à Chambly. D'y revenir plutôt, six jours après avoir démissionné de votre poste.
Oui, j'ai appelé mon frère Fulvio, ce matin (jeudi). Je lui ai dit que j'avais bien réfléchi et que la meilleure chose était que je reste ici. « J'ai bien compris que je mettais plein de gens dans l'embarras en faisant ça. J'ai pensé à mon intérêt personnel » Pourquoi ce revirement ?
Par rapport à tous les témoignages de soutien que j'ai reçus ces derniers jours. Tous ces gens qui m'ont demandé de rester. Les joueurs, la famille, le staff, les amis, les copains, les gens de l'extérieur. Je ne m'attendais pas à ça. Je ne pensais pas que cela secouerait autant les gens. Donc, voilà, je suis revenu sur ma décision. J'ai bien compris que je mettais plein de gens dans l'embarras en faisant ça. J'ai pensé à mon intérêt personnel et j'ai compris qu'il devait passer après l'intérêt du club. Quel est votre état d'esprit ?
Je suis soulagé. Ému. Tout ce qui s'est passé autour de moi m'a ému. Mais je ne suis pas le seul à être soulagé, je le sais. Les joueurs, le staff, on est nombreux à l'être. C'est très bien comme ça. Quand vous repensez à la décision que vous aviez prise il y a six jours...
Parfois, on pense des choses, on fait des choses, on pense que c'est la bonne décision et on se rend compte que non. J'étais sincère, je pensais que c'était le bon moment de se séparer, mais je n'ai pas pu rester insensible et inflexible face à tout ce qui s'est passé. J'ai bien réfléchi. La meilleure chose est que je reste ici. »

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