L2 - Envahissement de terrain à Bollaert lors de Lens-Brest

L'Equipe.fr
Quelques minutes après le troisième but de Brest, qui menait alors 3-1, des supporters du RC Lens ont envahi la pelouse.

Quelques minutes après le troisième but de Brest, qui menait alors 3-1, des supporters du RC Lens ont envahi la pelouse.

Tout le monde le pressentait, et cela a fini par arriver, à la 67e minute. Alors que le Stade Brestois venait de marquer un troisème but trois minutes plus tôt, et que le RC Lens se dirigeait vers une quatrième défaite en quatre journées, des supporters Sang et Or ont envahi, sans violence, la pelouse du stade Bollaert.

Une partie des supporteurs de la tribune Marek a percé le cordon de sécurité formé par les stadiers déployés en ligne. Des dizaines de fans ont alors envahi le terrain et contraint l'arbitre à suspendre le match à la soixante-huitième minute et à faire rentrer les deux équipes dans les couloirs qui mènent aux vestiaires.

Depuis le tout début de la deuxième période, le slogans appelant à la démission d'Alain Casanova, l'entraîneur, puis à celle de Jocelyn Blanchard, le directeur sportif, s'accentuaient. De nombreuses banderoles avaient été déployées, toutes hostiles à la direction et à l'encadrement sportif ou aux joueurs.

Alain Casanova, l'entraîneur, s'était préparé à l'hostilité d'une partie du public qui ne souhaite pas son maintien en place. Si son nom a été sifflé à l'énoncé des deux équipes avant le début de la rencontre, la contestation générale avait débuté dans les tribunes parsemées de nombreuses banderoles dans la tribune Marek, au cœur de supporteurs.

Bollaert déjà sous la menace d'un sursis

On pouvait notamment y lire: «Pas que pour le pognon. Respectez notre blason. Alain retour à la casa.» Les dirigeants n'ont pas non plus été épargnés. «Y-a-t-il un pilote dans l'avion?» «Nouvelle direction, commencez votre mission.» Les joueurs, enfin, étaient aussi visés. «Flash Info: La L2 a débuté. Bougez-vous!»

Le premier but de Fortune (1-0, 9e) a apaisé l'atmosphère. Mais elle s'est dégradée quand l'impuissance a progressivement gagné l'équipe artésienne. Et la fracture est intervenue au plus fort de la domination brestoise, à l'entrée de la deuxième période.

Le stade Bollaert-Delelis était déjà sous la menace d'un sursis. Ces incidents, qui expriment un grand malaise populaire après trois premières défaites en championnat, mettent en exergue l'irresponsabilité d'une partie du public. Ils risquent de peser très lourd. Et devrait déclencher un ou plusieurs matches à huis clos.

Les deux équipes sont finalement revenues sur la pelouse un quart d'heure d'interruption, devant une tribune Marek largement vidée, ce qui n'a pas empêché celle de Lens d'être copieusement sifflée par son public. Le speaker officiel a annoncé qu'au prochain envahissement du terrain, la rencontre serait définitivement suspendue.

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