Foot - L2 - Le Mans et Orléans veulent rester en Ligue 2

L'Equipe.fr
·3 min de lecture

Le président du Mans, Thierry Gomez, et son collègue d'Orléans, Philippe Boutron, ont publié un communiqué pour affirmer leur volonté de voir leurs clubs rester en Ligue 2. Dans un communiqué commun publié ce samedi, le dix-neuvième de Ligue 2, Le Mans, et le dernier, Orléans, ont avancé des arguments en prévision de l'assemblée générale (AG) de la Ligue, programmée le 20 mai. Tout en reconnaissant que les règlements de celle-ci évoquent bien deux descentes, ils soulignent que c'est au bout de 19 journées aller et 19 journées retour (donc 38 journées), alors que seulement 28 ont été disputées. Ils demandent donc que soit « reconnue la possibilité de changement de format de nos divisions, conformément à la convention signée par la FFF et la LFP », une option que la Ligue elle-même a rappelée, en tout cas celle qui consiste à le proposer au vote en AG. Le Mans et Orléans espèrent bien que ce sera le cas lors de cette AG du 20 mai, et qu'ainsi, le passage de la Ligue 2 à 22 clubs en 2020-2021, sera voté à la majorité, ce qui leur permettrait bien sûr d'y rester. Pierre Ferracci, le président du Paris FC, maintenu en L2 grâce à sa 17e place, a déclaré à l'AFP : « Je défendrai le passage à 22 (clubs), donc pas de descente automatique. On sera nombreux à le défendre. » Mais le président de la FFF, Noël Le Graët, s'est montré hostile à cette réforme, défendant « l'application des règlements », avec « eux descentes et deux montées » en Ligue 2, notamment. Pierre Ferracci souhaite une Ligue 2 à 22 équipes la saison prochaine Pierre Ferracci, président du Paris FC (L2), dans un entretien accordé à l'AFP « La vraie cacophonie n'est pas dans les déclarations des différents présidents (...) mais dans les non prises de décisions de la Ligue sur certains sujets importants » « Les circonstances exceptionnelles permettent de faire des exceptions. Noël Le Graët n'en est pas convaincu parce qu'il veut qu'il y ait une certaine harmonie entre le monde amateur et le monde professionnel », note M. Ferracci, sans perdre espoir de « le convaincre ».

Le dirigeant du Paris FC a conclu son propos en critiquant la LFP : « Il y a des silences assourdissants qui sont parfois plus gênants que des expressions personnelles et particulières. La vraie cacophonie n'est pas dans les déclarations des différents présidents - raisonnables pour l'essentiel - mais dans les non prises de décisions de la Ligue sur certains sujets importants. On a une crise qu'on n'a jamais connue en un siècle ou deux, comment voulez-vous dans une compétition où les clubs sont face à face, qu'il n'y ait pas des voix discordantes ? L'exécutif de la Ligue s'est un peu trompé de cible en dénonçant la cacophonie et en mettant en évidence que certains parlaient quand eux travaillaient. »