Foot - Médias - « Destins Brisés », le nouveau documentaire de L'Équipe Enquête

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Mardi soir, à 21h05 sur la chaîne L'Équipe, « L'Équipe Enquête » propose un nouveau documentaire sur les « Destins brisés » de quatre footballeurs. Un film poignant. Le 29 octobre dernier, le décès de Sidi Kaba a particulièrement touché Sébastien Tarrago et Jules Bian-Rosa, les réalisateurs du nouveau numéro de L'Équipe Enquête, « Destins brisés », diffusé ce mardi soir (21h05) sur la chaîne L'Équipe. Sidi Kaba, unique survivant de l'accident de voiture qui avait coûté la vie à Jean-Michel Labejof et Seth Adonkor, le frère de Marcel Desailly, le 18 novembre 1984 à Nantes, est le premier des quatre portraits qui défilent au fil des 85 minutes du film.
« Quand j'ai appris sa mort, cela m'a fait forcément beaucoup de peine, témoigne Sébastien Tarrago. Même quand il n'était pas bien, à l'hôpital, il demandait de nos nouvelles pour savoir quand le documentaire allait passer... On a décidé de le diffuser parce qu'on a fait quelque chose qui lui rendait quelque part hommage, sans trahir ce qu'il avait vécu... et alors qu'il avait été oublié. Il assumait totalement son alcoolisme et le fait qu'il soit sans domicile fixe. Si sa vie était terrible, le petit moment où il a revu Antoine Kombouaré était un instant de joie au milieu de toutes ses difficultés, cela nous avait tous touchés. On ne faisait pas les malins à ce moment-là. » Sébastien Tarrago, coréalisateur du documentaire « Ce qui m'intéresse aussi dans le sport, ce sont les difficultés que certains traversent » Cette séquence passée avec son ancien coéquipier nantais et aujourd'hui entraîneur des Canaris, figure effectivement comme un élément marquant du documentaire. C'est d'ailleurs la possibilité de rencontrer Sidi Kaba, en avril dernier, qui a enfin déclenché le tournage d'un film dont la thématique revenait régulièrement à l'esprit de Sébastien Tarrago. « À l'époque, on travaillait sur quelque chose de plus léger, l'Euro 2000, la France qui gagne, c'était sympa, se souvient le journaliste. Mais j'aime bien aussi partir sur d'autres chemins. Ce qui m'intéresse aussi dans le sport, ce sont les difficultés que certains traversent. »

Après Sidi Kaba, ils rencontreront Vincent Péricard, Garra Dembélé ou encore Amadou Alassane. « À chaque fois que je réfléchissais à ces histoires, je pensais notamment à Amadou, reconnaît Sébastien Tarrago. Même s'il n'est pas hyper connu, son histoire m'avait marqué à l'époque. C'était une météorite venue du Havre et tout d'un coup, tout s'était arrêté pour lui (suite à une fragilité cardiaque). Je voulais savoir ce qu'il était devenu... d'autant que lui n'a rien gagné... ni argent, ni titres. »

À deux doigts de mettre ses proches à l'abri en 2009 avec des propositions de contrats de plusieurs millions d'euros, quelques mois avant que des examens révèlent des parois de son coeur trop épaisses, l'homme détaille aujourd'hui la réalité financière qu'il supporte grâce à sa vie d'avant, quand il n'était pas footballeur, celle du travail à l'usine. « Aujourd'hui, je suis à 1 400 euros. L'avantage que j'ai c'est que j'ai connu ces salaires-là auparavant, cela ne me faisait pas peur d'y retourner. Quelqu'un qui n'a vécu que les centres de formation, demain cette personne-là si tu l'enlèves du milieu, je pense qu'elle plonge. Mais j'ai connu ces boulots-là, cela ne me faisait pas peur du tout. » Le tchatcheur Garra Dembélé ou le posé Vincent Péricard racontent également chacun à leur manière leurs péripéties, leurs grandes difficultés à surnager dans « un monde de requins ». On perçoit parfois leur naïveté, mais aussi leur volonté de réussir à tout prix leur vie hors du foot.

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