Foot - Maradona - Les meilleures punchlines de Diego Maradona

L'Equipe.fr
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L'Argentine

Diego Maradona est le plus grand joueur argentin de l'histoire, un pays et une sélection qu'il aimait plus que tout.

« Mon rêve, c'est de jouer un Mondial et de le gagner. »

C'est la première apparition médiatique de Diego Maradona, 11 ans, dans l'émission Sabados Circulares en 1971.

« Je le jure sur la tête de tout ce que j'aime : je suis allé au duel avec Shilton et j'ai frappé la balle avec ma tête. Ce qui se passe, c'est que Shilton est sorti le poing en avant, mais je n'ai aucun doute que j'ai frappé le ballon de la tête : j'ai même un bleu sur le front qui peut en attester... Ce geste, je l'ai fait avec la tête de Maradona et la main de Dieu. »

En 1986, il soulève la Coupe du monde, marquant notamment un but de la main aux Anglais en quart de finale, la « main de Dieu ».

« Je rêve de pouvoir marquer un autre but aux Anglais, avec la main droite ! »

Taquin, dans une interview à France Football, le 28 octobre 2020. Il lâche cette réponse dans un grand éclat de rire à la question « quel serait votre cadeau rêvé pour vos 60 ans ? »

« Continuez à me la sucer ! »

Quelques minutes après la qualification, à l'arrache, de l'Argentine en Coupe du monde 2010 dont il est sélectionneur.

« Je donnerai ma vie pour être entraîneur de l'équipe nationale. »

Il lance cet appel du coeur en 2010 sur la chaîne de télévision Fox Sports, quelques semaines après son éviction de la sélection.

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Le décès de Maradona

La vie

Il parlait aussi librement de sa vie, faite de hauts et de beaucoup de bas et de frasques. Qu'il a mené tambours battants, sans jamais se retourner.

« J'ai grandi dans une résidence privée... Privée d'eau, d'électricité et de téléphone. »

Maradona parle de son enfance lors d'une visite en Bolivie en 2004.

« J'ai vécu 40 ans qui en valent au moins 70. Ma vie a été bien remplie : je suis sorti de Fiorito pour atteindre le toit du monde, là-haut, tout en haut de la célébrité. Mais une fois arrivé là, j'ai dû me démerder tout seul. »

Le jour de ses 40 ans.

« Ceux qui me croient mort peuvent aller se faire enculer. »

En 1997, Diego Maradona est particulièrement agacé par le traitement dont il fait l'objet suite à ses premiers graves problèmes de santé.

« À la clinique, lorsque j'étais interné, certains se prenaient pour Robinson Crusoé, d'autres pour Napoléon, et moi, personne ne me croyait lorsque je leur disais que j'étais Diego Maradona. »

À la sortie de son hospitalisation dans un hôpital psychiatrique en 2004.

« Je ne sais pas ce que je vais faire dans 15 minutes, alors comment voulez-vous que je sache ce que je vais faire demain ? »

Toujours en 2004.

La drogue

Diego Maradona a été toxicomane. Il a d'ailleurs été suspendu en 1991 à la suite d'un contrôle positif à la cocaïne. Il en parlait librement.

« J'avais 24 ans quand j'ai pris de la drogue pour la première fois. J'étais au Barça. C'est la plus grande erreur de ma vie. (...) La drogue est le plus grand problème qui puisse existe. La drogue tue. Je me sens chanceux de pouvoir en parler aujourd'hui. Si j'avais continué à en prendre je serais mort. »

Dans un entretien accordé à Canale 5 en 2017.

« Au début, la drogue te rend euphorique. C'est comme gagner un Championnat. Tu te dis : demain, je m'en fous vu qu'aujourd'hui, j'ai remporté le Championnat. »

« Sans Claudia, aujourd'hui je serais dans le pétrin. La drogue vous tue, elle vous annihile. »

Pelé et Maradona

Diego Maradona n'a jamais porté le Brésilien dans son coeur et ne l'a jamais caché.

« Si je ne m'étais pas drogué, on ne parlerait même pas de Pelé. »

Il a toujours mal vécu le fait d'être comparé au Roi.

« J'aurais pu être moins bon que Pelé »

Interview à la RAI, en 1997.

« Neymar plus fort que Messi ? Je crois que Pelé n'a pas dû prendre les bons cachets. »

Il tance le Brésilien en 2014.

Maradona vs les grands de ce monde

Libre dans sa tête, Diego l'était aussi avec sa langue et n'hésitait pas à dire tout le mal qu'il pensait des dirigeants de la Fifa ou des hommes politiques.

« Blatter m'aime comme un fils... Comme un fils de pute. »

Il évoque ainsi l'ancien président de la FIFA en 1998.

« Les dirigeants de la FIFA sont des vieux messieurs cramponnés à leurs fauteuils. Ils n'aiment ni le football ni les joueurs. Tout ce qui les intéresse, c'est l'argent. »

En 2013, dans une interview à la Gazzetta dello Sport.

« Les politiciens sont aussi sales que des bidets. »

En 2001, en réaction à la crise argentine.

« Je voulais faire ma cure de désintoxication aux États-Unis, mais Bill Clinton, avec sa tête de thermos, m'a refusé l'entrée dans son pays. »

En 1996, au quotidien Olé.

« Je me suis fâché avec le pape. Je suis allé au Vatican : le plafond était recouvert d'or. Et après, on nous dit que l'église se préoccupe des plus pauvres. Mais, putain, mec, vends le toit ! Fais quelque chose ! »

Dans son autobiographie, Yo soy el Diego.

Le foot, sa passion

« Jouer à huis clos, c'est comme jouer dans un cimetière. »

En 1987, après un match à huis clos entre Naples et le Real Madrid.

« Passarella veut que les joueurs se coupent les cheveux parce qu'ils se les touchent trop. Les joueurs se touchent aussi les couilles. Du coup, il va leur demander de se les couper aussi ? »

En 1995, l'ancien sélectionneur argentin avait demandé aux joueurs de se couper les cheveux.

« Battre River Plate me procure la même sensation que lorsque ma mère venait me réveiller avec un baiser. »

En 2000.

« À chaque fois que Cristiano Ronaldo met un but, il regarde la caméra pour nous vendre un shampoing. »

En 2014, à propos du Portugais.

Les inclassables

« Arriver dans la surface et ne pas pouvoir tirer au but, c'est comme danser avec sa soeur. »

« Les fous, les alcoolos et les enfants sont les seuls qui disent la vérité. »