Foot - MLS - Thierry Henry (Montréal), après sa première victoire : « Ça commence à ressembler à quelque chose »

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Après la victoire de Montréal contre New England (2-1) en ouverture de la saison de MLS, samedi, Thierry Henry avait à coeur de souligner que son équipe n'était pas bâtie que pour défendre. Le continent change. Les us et coutumes de la conférence de presse sont un peu différents. Et certains mots, en version québécoise, ne sonnent plus pareil. Mais Thierry Henry reste le même. Après le succès de Montréal contre le New England Revolution (2-1) lors de la première journée de MLS, le nouvel entraîneur de l'Impact avait envie de mettre les choses au point, utilisant avec appétit les formules des journalistes lorsqu'elles abondaient dans le sens de sa réflexion. Calendrier et résultats de la MLS Notamment sur sa défense « à cinq ou à trois », comme l'a précisé son interlocuteur, utilisée lors des trois premiers matches de son équipe (deux fois en Ligue des Champions de la Concacaf avant samedi). « Ah merci, a-t-il attaqué. Ça me fait rire quand on parle de défense à cinq. Quand on n'a pas la balle, oui, c'est une défense à cinq. Mais quand on l'a, c'est une défense à trois. J'essaie de l'expliquer parce que quand on dit défense à cinq, les gens pensent qu'on va défendre. On l'a fait dans les dix dernières minutes, mais mis à part ça, on a attaqué à maintes reprises. Vous avez vu Zach (Brault-Guillard) et Jorge (Corrales, les deux latéraux) centrer souvent, ça veut dire qu'ils étaient bien hauts. »

La même composition que mercredi, en Ligue des Champions (Montréal a atteint les quarts de finale), a donc donné un résultat totalement différent sur le terrain. Après avoir laissé le ballon à Saprissa, trois jours plus tôt, l'Impact a cette fois dominé dans la possession (57 %). « J'avais dit aux joueurs de jouer un peu plus haut, de passer le ballon vers l'avant, d'être courageux avec le ballon », a repris Henry. De manière plus générale, l'ancien joueur d'Arsenal a apprécié l'engagement mis. « Quand je vois Romell (Quioto) au bord des crampes continuer à courir alors qu'il a donné mercredi, Saphir Taïder dans les dernières minutes revenir pour empêcher une frappe dans la surface, quand je vois les mecs devant se battre, les jeunes qui entrent, ça commence à ressembler à quelque chose. Je n'arrête pas de dire depuis que je suis là, que le combat, c'est le minimum qu'on doit apporter, donc oui, ne nous enflammons pas », a-t-il conclu, reprenant là encore la formule du journaliste qui l'avait interrogé. Thierry Henry, entraîneur de Montréal « La seule personne que je connaisse qui a atteint la perfection, c'est Nadia Comaneci » Conscient que son équipe avait été plutôt chanceuse de ne pas concéder le deuxième but la première (Wilfried Zahibo a vu son but refusé pour un hors-jeu à la 73e), Henry a aimé la réaction de son équipe qui s'est réveillée après ce fait de jeu. L'identité du buteur décisif, l'Argentin Maximiliano Urruti, l'a aussi satisfait. « Maxi, tout le monde me demande s'il peut marquer et il l'a fait, j'espère que c'est le début d'une longue série, a espéré le coach de Montréal. Surtout, on a marqué sur une action qu'on n'arrête pas de travailler à l'heure actuelle. »

Seul gros bémol pour l'Impact, la fragilité sur les coups de pied arrêtés. Le premier but du Revolution est venu sur un corner (avec une grosse erreur de marquage) et celui finalement refusé à la 73e sur un coup franc. « Il faut qu'on travaille là-dessus. On a été OK lors des deux matches contre Saprissa mais on avait déjà pris un but sur corner contre Nashville en présaison », a rappelé Henry, qui s'attendait à du déchet en ce début de saison. « La seule personne que je connaisse qui a atteint la perfection, c'est Nadia Comaneci », a-t-il lancé en référence à la gymnaste roumaine qui avait obtenu le premier 10 de l'histoire des Jeux Olympiques, en 1976, à Montréal bien sûr.

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