Foot - Robinho (Santos), Thauvin (Lille), Hakan Yakin (PSG)... Signer n'est pas jouer

L'Equipe.fr
·2 min de lecture

Le contrat fut entériné, le maillot floqué et fièrement présenté. Et puis, sans même une minute de jeu, le transfert a tourné court. FLORIAN THAUVIN (LILLE), UN MOIS ET DEMI Après des débuts prometteurs à Bastia, le jeune Thauvin, 20 ans, signe à Lille en janvier 2013 avant d'être prêté au club corse jusqu'à la fin de la saison. Puis, dans la foulée d'un Mondial des moins de 20 ans triomphal, le milieu change d'avis, charmé par les sirènes marseillaises. S'est ensuivi un été de déclarations fracassantes, d'évocation de tonton Adil et de grève de l'entraînement, jusqu'à la signature au forceps à l'OM à la toute fin du mercato. ANTHONY MOUNIER (SAINT-ÉTIENNE), TROIS JOURS « Mounier, nos couleurs ne seront jamais les tiennes. » En janvier 2017, au centre d'entraînement de Saint-Étienne, ainsi fut accueilli Anthony Mounier, tout juste prêté par Bologne mais surtout formé à l'OL et coupable d'avoir crié après un but (avec Nice) dans le Chaudron : « On les b... les Verts ! » Face au déferlement d'insultes et de menaces, le joueur dut faire marche arrière et rejoindre l'Atalanta. HAKAN YAKIN (PSG), DEUX SEMAINES Août 2003. À Paris, le numéro 10, que Ronaldinho, parti au Barça, vient de lâcher, trouve repreneur : le meneur de jeu de la sélection suisse, Hakan Yakin, transféré de Bâle pour 1,5 million d'euros. La visite médicale se passe bien mais lors des premiers entraînements, le joueur, hors de forme, se traîne. Après consultation de son médecin personnel, Yakin part se faire opérer en Suisse. Le PSG, coach Vahid en tête, est ulcéré et le renvoie. ROMAN ZOZULYA (RAYO VALLECANO), QUINZE HEURES Un entraînement et puis s'en va. De toute façon, l'histoire entre l'attaquant ukrainien Roman Zozulya, fervent nationaliste fan des armes à feu, et le Rayo Vallecano, club madrilène dont les supporters sont de bruyants antifascistes, avait tout pour ne pas durer. À coups de banderoles inhospitalières - « Dégage, ce n'est pas un endroit pour les nazis » -, les fans du Rayo ont, en février 2017, fait déguerpir le joueur prêté par le Betis. ROBINHO (SANTOS), SIX JOURS Le 10 octobre dernier, en revenant dans son club formateur, Santos, pour la troisième fois, Robinho, 36 ans, pensait s'offrir une fin de carrière peinarde. Sauf qu'en 2017, l'ex-grand espoir de la Seleçao a été condamné par contumace à neuf ans de prison pour viol en réunion (il a fait appel) pour des faits survenus lorsqu'il jouait à l'AC Milan en 2013. Tollé au Brésil : plusieurs sponsors menaçant de rompre leur contrat avec Santos, c'est celui entre le club et Robinho qui a été suspendu.