Foot - Saint-Etienne - Saint-Étienne : le onze de légende de Robert Herbin

L'Equipe.fr
L’Equipe

Sur le banc de Saint-Étienne, Robert Herbin, mort lundi à 81 ans, a été sacré quatre fois champion de France et a remporté trois Coupes. Ivan Curkovic : repéré par l'immense Pierre Garonnaire au Partizan Belgrade, avec lequel il a atteint la finale de C1 1966, Curko préfère rejoindre l'ASSE plutôt que Bastia en 1972. Presque inconnu alors qu'il a déjà 28 ans, il s'est rapidement intégré grâce à Aimé Jacquet, qui faisait le traducteur. 383 rencontres et quatre titres de champion plus tard, il a été rétrogradé par Robert Herbin au profit de Jean Castaneda. Pas de quoi faire oublier ses prestations de premier plan, comme lors de la demi-finale retour de C1 1976 face à Eindhoven (0-0). Mort de Robert Herbin, l'entraîneur qui a écrit les pages mythiques de l'histoire des Verts Gérard Janvion : attaquant repositionné latéral droit par Robert Herbin de 1975 à 1980 à la place de Repellini, Le Cerbère a ensuite été latéral gauche. Joueur rapide et polyvalent, le Martiniquais a remporté quatre titres de champion de France et trois Coupes de France avec les Verts. Excellent face à Blokhine (Dynamo Kiev) en quarts de la C1 1976, il a disputé la finale perdue face au Bayern (0-1) la même année. Osvaldo Piazza : le premier Argentin de l'histoire de l'ASSE a vite tapé dans l'oeil de Robert Herbin qui l'a essayé à différents postes avant de l'installer en défense centrale avec Christian Lopez. En sept saisons, ce grand spécialiste des contre-attaques a remporté trois titres de champion et trois Coupes de France. Joueur charismatique au physique avantageux, il a été élu meilleur étranger en 1975 par France Football. Christian Lopez : excellent tacleur et dans les airs, il a été sacré champion de France à quatre reprises. Mais il a mis du temps (18 mois) à convaincre Robert Herbin, qui lui préférait Alain Merchadier. Celui que Bernard Bosquier surnommait "Jeannot" pour sa ressemblance avec Jean Baeza (Lyon) s'est notamment illustré en réalisant un sauvetage mythique devant Blokhine (Dynamo Kiev) en quarts de la C1 1976. Il a joué 452 fois pour l'ASSE dans sa carrière. Gérard Farison : Pilier du grand Saint-Étienne (cinq titres de champion de France, notamment), "Tachan" n'a pas disputé la finale de la C1 1976 contre le Bayern Munich car il était blessé à un genou. Latéral gauche moderne, souvent aux avant-postes, il a joué 410 rencontres pour les Verts. Christian Synaeghel : milieu défensif, "Le Ch'ti" a porté le maillot vert entre 1970 et 1978. Son endurance, son sens du sacrifice (combien de fois a-t-il couvert les montées de Piazza ?) ont tout de suite séduit Robert Herbin avec lequel il a notamment gagné trois fois le Championnat. S'il marque de la tête en finale de la Coupe de France 1974 face à Monaco (2-1), il manquera sur blessure la finale de C1 1976 face au Bayern. Dominique Bathenay : il a été un élément majeur du dispositif stéphanois pendant cinq ans. Milieu gaucher, il possédait une technique et un sang-froid précieux à son poste. Grâce à sa « faculté majeure à se recycler en joueur d'attaque » (Herbin), il a marqué de nombreux buts pour un relayeur, dont deux légendaires en quarts de C1 1977 face à Liverpool (1-0, 1-3). Lors de la finale de Glasgow en 1976, il a tiré sur la barre "carrée" de Maier. Jean-Michel Larqué : personne n'a remporté plus de titres de champion de France que lui (sept). Auteur de 100 buts en 399 matches, Jean-Michel Larqué a été nommé capitaine par Robert Herbin (son ancien coéquipier) quand Bereta est parti. S'il a inscrit un but mythique lors de la finale de Coupe de France 1975 face à Lens (2-0), le milieu de terrain a surtout construit sa légende en Coupe d'Europe. Ses matches face à Split, Chorzow (C1 1975), Kiev et Eindhoven (C1 1976) font partie des annales du foot français. Excellent tireur de coups francs, ce meneur de jeu de génie a été élu joueur français de l'année 1975 par ses pairs. Dominique Rocheteau : le 4-3-3 de Robert Herbin était parfaitement adapté au profil de Dominique Rocheteau, élu révélation de l'année 1975 par France Football. Grand dribbleur, l'Ange Vert a remporté trois fois le Championnat (mais une seule Coupe de France). C'est lui qui a qualifié Saint-Étienne pour la demi-finale de C1 1976 : épuisé, blessé à une cuisse, il a inscrit le troisième but stéphanois en prolongation contre Kiev (0-2, 3-0). Hervé Revelli : machine à marquer (3e réalisateur de l'histoire de la première division avec 216 buts), ce remiseur d'exception a remporté sept fois le Championnat de France (un record). Parti à Nice entre 1971 et 1973, il est revenu à la demande de Robert Herbin. Sous son égide, de nouveau servi par son grand ami du service militaire Georges Bereta, il a continué à marquer avec notamment 20 réalisations en 1973-1974. Georges Bereta : né à Saint-Étienne, il a été un ailier gauche exceptionnel et a remporté six fois le Championnat de France. Immense face au Sporting Portugal en septembre 1974 (2-0), buteur sur penalty lors du légendaire match face à Split en novembre 1974 (5-1, a.p.), le capitaine stéphanois a été élu meilleur joueur français de 1973 et 1974 par France Football. Mais sa fin de carrière à l'ASSE a été une affaire d'État : pas retenu par son ancien équipier Robert Herbin, il a été vendu 500 000 francs à Marseille en janvier 1975 pour renflouer les caisses vertes. Le onze de légende Curkovic - Janvion, Piazza, Lopez, Farison - Larqué, Synaeghel, Bathenay - Rocheteau, H.Revelli, Bereta Frère d'Hervé, l'attaquant Patrick Revelli a gagné quatre fois le titre de champion de France. Parfait joueur de complément, il s'est notamment illustré face à Kiev en offrant la balle de la qualification à Rocheteau. Le milieu Jacques Santini (quatre titres de champion, deux Coupes) restera comme l'un des deux joueurs à avoir tiré sur la transversale du Bayern, lors de la finale de C1 1976. Meneur de jeu technique malgré son beau gabarit, Jean-François Larios a été trois fois champion comme Christian Sarramagna. Souvent blessé, cet ailier gauche dribbleur et bon centreur disputera tout de même la finale de la C1 1976 à la place de Rocheteau (blessé).

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

À lire aussi