Foot - Pas simple de gérer la hiérarchie des gardiens dans les clubs

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Renforcés cet été par l'arrivée de portiers de premier choix, le PSG, Marseille ou Monaco risquent quelques problèmes de management. Car la gestion de la hiérarchie entre titulaire et remplaçant peut tourner au vinaigre. Passe-droit : Fabien Barthez-Grégory Coupet (France) Lors de la préparation pour le Mondial 2006, Raymond Domenech offre la place de numéro 1 à un Fabien Barthez sans club au détriment du Lyonnais Grégory Coupet, champion de France pour la cinquième saison d'affilée et élu meilleur gardien de la saison aux trophées UNFP. Une décision que ce dernier digère très mal au point de prendre la tangente lors du stage à Tignes. Et de révéler, quatorze ans plus tard, les passe-droits accordés à son rival. Climat électrique : Kevin Trapp-Salvatore Sirigu (Paris-SG) À l'été 2015, Kevin Trapp débarque dans la capitale alors que Salvatore Sirigu, titulaire depuis quatre ans, profite de ses congés. À son retour de vacances, l'international italien découvre le banc pour les matches de préparation... et pour les suivants. « Il y avait un peu d'électricité lors des spécifiques gardiens, oui », a reconnu le jeune portier parisien Rémy Descamps dans France Football. Adepte de la litote, Kevin Trapp préférera parler, lui, d'une « ambiance particulière » au micro de la chaîne L'Équipe. Quant à Salvatore Sirigu, il répondra tout bonnement par un claquement de porte en juin 2017. Surenchère médiatique : Manuel Neuer-Marc-André ter Stegen (Allemagne) Fin 2019, Marc-André ter Stegen (Barça) exprime son mal-être de faire-valoir à la télé. Manuel Neuer (Bayern) le remet, lui aussi via les plateaux télé, à sa place pour avoir étalé ses émois sur la place publique. Le sélectionneur Joachim Löw doit ramener ses troupes à l'union nationale : « On ne peut que se réjouir d'avoir deux gardiens de classe mondiale. » Mais une seule place de premier de la classe. Guerre froide : Geoffrey Jourdren-Laurent Pionnier (Montpellier) Les deux gardiens ont cohabité de 2006 à 2017 dans une atmosphère glaciale. « On ne se parlait pas », décrira après coup Geoffrey Jourdren à l'Est Républicain. Deux tempéraments opposés qui ne partageaient que la cage, utilisés en alternance par les entraîneurs pailladins successifs. On laisse le mot de la fin à Jourdren : « Pas mal de supporters montpelliérains préféraient Pionnier à Jourdren mais ça ne m'a pas empêché d'être champion de France et de jouer la Coupe d'Europe. » Et bim. Opposition musclée : Jens Lehmann-Roman Weidenfeller (Borussia Dortmund) Associés à l'été 2002, l'expérimenté Lehmann et la relève Weidenfeller ont eu du mal à coexister plus d'une saison. « Ils se tapaient carrément dessus. Lors des entraînements, sur les sorties aériennes, ils se rentraient dedans », a raconté à L'Équipe le successeur de Lehmann, Guillaume Warmuz.

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