Foot - Zé Roberto, pape du fitness

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À 47 ans, Zé Roberto, l'ancien joueur du Bayern Munich s'est reconverti dans le fitness, où il excelle. Prochaine étape, le culturisme ?

Après vingt-trois ans de carrière, et presque mille matches professionnels (au Real Madrid, Bayern Munich, Santos ou Gremio), on pensait que Zé Roberto, 47 ans, avait eu sa dose de sport. C'est tout le contraire. Dès qu'il a raccroché les crampons, à 43 ans, après une dernière aventure magistrale au Palmeiras, en 2017, le Brésilien a pu passer encore plus de temps dans la salle de gym.

« Joueur, je faisais attention à ne pas prendre trop de poids et de muscles. J'avais peur de perdre mon agilité », nous a confié l'Animal, l'un de ses surnoms. Aujourd'hui, il passe trois heures par jour dans son académie à soulever de la fonte, à faire la planche ou à multiplier les séries d'abdominaux. Résultat : depuis l'arrêt de sa carrière de footballeur, il a pris 5 kg de muscles (de 70 à 75 kilos) et son taux de masse graisseuse a diminué de 11 % à 5 %.

Après une telle transformation, son corps, herculéen, est devenu un outil de propagande. Il inspire ses nombreux suiveurs sur les réseaux sociaux (1,8 million sur Instagram) et il a créé un programme de coaching intitulé protocoloZR11, efficace en trente jours. « J'ai eu l'idée lors du premier confinement, rembobine le gaucher aux 86 sélections. Je voulais proposer des exercices à la maison, faciles à faire, mais qui permettent de libérer l'endorphine et préserver la santé mentale. »

La sienne est au zénith. Depuis qu'il enchaîne vingt heures de fitness et quatre heures de vélo par semaine, il se sent apaisé. Bien dans son corps et dans sa tête. « J'ai enfin le shape (au sens du physique affûté) qui me plaît. Et mon cerveau est en osmose. M'entraîner, souffrir et pédaler, c'est comme une thérapie. J'écoute de la musique et je prends du plaisir à répéter les efforts. C'est comme de la méditation. »

Mais sa dépendance ne fait pas que des heureux. Sa femme et ses enfants se plaignent de ses absences, d'autant que son esprit de compétition est toujours féroce. Il vient de disputer le Mondial de foot à 7, et pratique assidument le Teqball (football de table) ou le futvolei. « Ma femme dit que je suis malade », rigole le Brésilien. Serait-il atteint de bigorexie, cette addiction à l'activité physique ?

« C'est bien possible, évalue-t-il. Mais c'est une maladie saine, non ? Avec "Liza" (son ami Bixente Lizarazu), on était toujours à la gym du Bayern. On est pareils. On aime l'entraînement, le travail, la discipline... » Fier d'être un exemple parmi les joueurs retraités, Zé Roberto ne compte pas s'arrêter là. Il pourrait bientôt se lancer dans le culturisme et entamer ses premières compétitions de bodybuilder. « J'y pense sérieusement, mais seulement après 50 ans », prévient-il.

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