Coupe d'Afrique des Nations - Groupe D : la Côte d’Ivoire n’est pas seule

La Côte d'Ivoire, opposée au Togo dans le premier match du groupe D (16h00), aborde la CAN dans la peau du favori. Mais attention à l'Algérie ou la Tunisie, qui s'affrontent aussi ce mardi.

COTE D’IVOIRE, LE FAVORI NATUREL

Aussi incroyable que cela puisse paraître, la Côte d’Ivoire n’a plus remporté la Coupe d’Afrique des Nations depuis 1992. Une éternité. Malgré tout, et comme depuis plusieurs années maintenant, c’est dans la peau du favori naturel de l’épreuve que les Éléphants ivoiriens abordent cette édition 2013. En confiance après une préparation sans accroc (victoire convaincante 4-2 face à l’Égypte), les Ivoiriens devront tout de même se méfier. Désormais dirigé par l’ancien international français, Sabri Lamouchi, la Côte d’Ivoire n’a pas été gâtée par le tirage au sort, et figure dans le fameux "Groupe de la mort" .

Capitaine emblématique de la sélection, Didier Drogba, 34 ans et 59 buts sous le maillot ivoirien, a déclaré à Eurosport qu'il jouait sa dernière CAN. Il aura évidemment à coeur d’effacer l’immense déception de la saison passée, où il avait manqué un penalty, en finale, face à la Zambie (le score était alors de 0-0). Entouré notamment par Gervinho, et les frères Touré, le meilleur joueur ivoirien de l’histoire rêve de boucler sa carrière en installant son pays au sommet de l’Afrique. Pour cette fameuse génération dorée, le temps presse. Pour Drogba, c’est maintenant ou jamais.

COACH VAHID FAIT REVIVRE L’ALGERIE

L’histoire de Vahid Halilhodzic avec la CAN est savoureuse. Lors de sa première expérience sur le banc de la Côte d’Ivoire, le franco-bosnien s’était incliné en quart de finale face à l’Algérie, pour ce qui restera son unique défaite durant son mandant ivoirien. Aujourd’hui, les rôles sont inversés. Vahid, sur le banc de l’Algérie, assume le statut de trouble-fête de son équipe, et vise clairement la demi-finale. Ironie du sort, l’ancien entraineur de Paris-Saint Germain retrouvera la Côte d’Ivoire lors du dernier match de groupe.

Sans Karim Ziani, Rafik Djebbour, ou Hassan Yebda, victimes des choix d’Halilhodzic, l’Algérie pourra néanmoins compter sur un milieu de terrain très technique. Avec Boudebouz, Kadir, et Feghouli, les Fennecs ont "les moyens d’aller au bout" selon Hervé Renard, l’entraineur, tenant du titre, avec la Zambie. Au rang des certitudes, le stoppeur Essaïd Belkacem, l’un des rares titulaires évoluant dans le championnat local, et le gardien Rais Mbholi. Pour le reste, "Papa Vahid" admet avoir encore quelques incertitudes concernant "deux ou trois postes". Des problèmes de riches, qu’il devra résoudre avant le premier choc, électrique, face à la Tunisie.

LA TUNISIE SUR UN FIL

La Tunisie inquiète. Après avoir arraché leur qualification dans la douleur face à la très modeste Sierra-Leone (2-2 ; 0-0), les Tunisiens débarquent à la CAN sans confiance. Pire encore, sur le papier, l’effectif de Sami Trabelsi semble bien trop juste pour pouvoir exister dans ce groupe. L’un des piliers de la sélection, Karim Haggui (29 ans), a pris sa retraite en 2012, et laisse Abdennour bien seul en défense. Oui, mais voilà. Avec la Tunisie, on ne sait jamais. Pas vraiment mieux lotie lors de la CAN 2012, les Tunisiens étaient parvenus à sortir de leur groupe, et trainer le Ghana jusqu’en prolongations. Autre signe encourageant pour les Aigles de Carthage, ils n’ont plus perdu face à l’Algérie voisine depuis 1987.

La sélection s’articule autour de nombreux joueurs du championnat Tunisien, et de Ligue 1. Pourtant, la star de l’équipe, Youssef Msakni (22 ans), un temps évoqué au PSG, évolue au Qatar, où il vient de signer contre une indemnité de transfert de 11,5M€. La Tunisie attend beaucoup de son nouveau joyau. A ses côtés, Issam Jemaa, le tout récent "Ballon de plomb" et meilleur buteur de la sélection, Saber Khelifa (Evian-Thonon), et le très prometteur Wahbi Khazri (SC Bastia) tenteront de déjouer les pronostics, et d’atteindre les demi-finales, l’objectif fixé par le sélectionneur.

LE TOGO MARCHE SUR LA TETE

Pour passer l’écueil du premier tour, le Togo va devoir batailler plus que les autres. En plus d’être tombés dans le groupe le plus dense de la compétition, les Togolais font face à une profonde crise interne. Le chef de file de la contestation, Emmanuel Adebayor, a alimenté durant tout le mois de janvier un interminable feuilleton quant à sa présence, ou non, en Afrique du Sud. Le mois dernier, l’attaquant vedette expliquait "Si l’on reste dans ces conditions, nous allons faire une CAN catastrophique. Une CAN ne se prépare pas comme on le fait au Togo". Très décrié, le président de la Fédération togolaise de football, Gabriel Améyi, est malgré tout, avec l’aide précieuse du président Faure Gnassingbé, parvenu à convaincre les sceptiques : Adebayor, Romao, les frères Ayité et Agassa.

"Sous pression" comme l’indique Kossi Agassa, le portier des éperviers, le Togo, absent en 2012, aborde la compétition dans des conditions apocalyptiques. Balayés par le Niger en match de préparation (3-1), "une claque qui fera du bien" selon le sélectionneur Didier Six, les Togolais rentreront dans la compétition face à l’ogre ivoirien. Outre Emmanuel Adebayor, le leader naturel, les Éperviers pourront compter sur Moustapha Salifou (29 ans, sans club) surnommé le "Zidane togolais". Pas sur que cela suffise..

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