Football - L1 - Montpellier - Pour Olivier Dall'Oglio (Montpellier), le mercato « ennuie tous les staffs »

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Après Andy Delort, parti à Nice, Olivier Dall'Oglio, l'entraîneur de Montpellier, craint de perdre Gaëtan Laborde, buteur dimanche sur le terrain de Lille (1-2), en Ligue 1. Son équipe s'en trouverait durement affaiblie. « Construire une défense et recomposer une attaque. » Olivier Dall'Oglio sait l'ampleur de la tâche qui l'attend à Montpellier. Sauf qu'après 4 journées de Championnat, il ignore encore sur qui il pourra compter pour la surmonter. Car le mercato continue de pourrir le début de saison de son équipe. Si Gaëtan Laborde, auteur de son 3e but en quatre matches dimanche, sur le terrain de Lille (1-2), « voulait absolument jouer » à Villeneuve-d'Ascq, il bénéficie toujours d'un bon de sortie, et il n'est pas exclu qu'il imite son pote Andy Delort (parti à Nice) d'ici mardi soir. Dall'Oglio n'a « aucune certitude » sur son cas, alors que Rennes, Lyon, le Séville FC (qui a déjà fait une offre, refusée), le Zénith Saint-Pétersbourg ou encore West Ham pourraient passer à l'action pour un attaquant dont le MHSC attend 15 millions d'euros. « On est dans une période où l'on doit s'adapter. Ce mercato dure très longtemps et ennuie tous les staffs, tous les entraîneurs, regrette le coach pailladin. Andy est parti et on fera au mieux avec ce que l'on a. » lire aussi Les tops-flops de Lille-Montpellier (2-1)
S'il a plutôt l'habitude d'évoluer sur les ailes, où Montpellier est peu pourvu, Stephy Mavididi « s'est bien défendu » dans un rôle d'axial qu'il affectionne hier, et Dall'Oglio ne s'interdit pas de reconduire l'expérience. Sans Delort, dont l'impact ne se limitait pas à des statistiques flatteuses (47 buts et 21 passes décisives en 106 matches toutes compétitions confondues sous le maillot du MHSC), ses hommes ont malgré tout peiné à exister offensivement sur le terrain du champion de France (6 tirs, 3 cadrés), trop brouillons et prévisibles.
Valère Germain (libre), avec qui Montpellier s'est déjà mis d'accord sur un contrat de trois ans dans l'hypothèse où Laborde s'en irait lui aussi, n'a pas la carrure d'un sauveur. Stéphane Bahoken (Angers), qui figure dans une « short list », non plus. Or à moins d'une opportunité en prêt, Dall'Oglio, qui apprécie par ailleurs le profil de dribbleur de Zinédine Ferhat (Nîmes), devra surtout s'appuyer sur ses jeunes devant : Mavididi (23 ans), donc, mais aussi Elye Wahi et Béni Makouana (18 ans tous les deux). lire aussi Les supporters de Montpellier se sentent abandonnés par leur capitaine Son prédécesseur, Michel Der Zakarian, a souvent été réticent à le faire, mais « ODO » n'ignore pas le difficile contexte économique et s'en accommodera. C'est aussi dans cette optique que Romain Pitau a été promu dans le staff cet été, dans un rôle spécifique d'accompagnement pour ces jeunes. À Montpellier, la post-formation est par la force des choses redevenue un enjeu majeur. « Un monde idéal, ça n'existe pas, et dans le football encore moins, philosophait Dall'Oglio hier. On a peut-être des vents contraires, on aura peut-être besoin de temps, mais on y arrivera. Il y a des jeunes joueurs qui poussent, un groupe qui est présent. Je ne suis pas inquiet, car l'état d'esprit est là. J'ai des garçons qui sont très déterminés. »

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