Forcada : Voir Morbidelli et Rossi s'aider en piste serait "désastreux"

Germán Garcia Casanova
·3 min de lecture

a changé de dimension cette année en décrochant ses deux premières victoires en MotoGP, aux Grands Prix de Saint-Marin, en septembre, puis de Teruel, dimanche. Ramón Forcada, ancien chef mécanicien de Jorge Lorenzo et Maverick Viñales, travaille aujourd'hui avec le pilote italien, qu'il a accompagné dans sa progression, avec ses premiers top 5 en course et qualifications en première ligne la saison dernière, puis les succès obtenus cette année.

Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, Franco Morbidelli, Petronas Yamaha SRT

Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, Franco Morbidelli, Petronas Yamaha SRT<span class="copyright">Gold and Goose / Motorsport Images</span>
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, Franco Morbidelli, Petronas Yamaha SRTGold and Goose / Motorsport Images

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Forcada ne croit pas à des consignes chez Yamaha

Avant d'entamer cette relation, le team SRT reste concentré sur la saison 2020, avec ses deux pilotes encore en lice pour le titre. Après sa victoire au GP de Teruel, Morbidelli est en effet revenu à 25 points du leader, Joan Mir, et à seulement 11 unités de Quartararo, tous deux encadrant Viñales au championnat.

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Malgré le statut inférieur de son pilote, Ramón Forcada est certain qu'aucune consigne d'équipe ne sera imposée pour favoriser Quartararo ou Viñales dans la course au titre. "C'est le point sur lequel Yamaha a le moins de problèmes, y compris par rapport aux autres marques. L'usine et les équipes sont très différentes", souligne-t-il. "Évidemment, il y a des sponsors et des intérêts que chaque équipe doit défendre avec toutes ses armes. Mais l'usine et l'ingénierie ont très bien compris ce qu'il en est : si Yamaha gagne, Yamaha gagne, et peu importe qui est le pilote. Que l'équipe ait sa préférence et soit obligée de défendre l'un de ses pilotes, c'est autre chose. Mais pour l'usine, si c'est leur moto qui gagne c'est qu'ils ont bien fait leur travail. Aucun ingénieur ne se sentira discrédité si c'est un pilote qui n'est pas dans l'équipe officielle qui gagne."

"Ce que l'on entend par consignes d'équipe, cela n'existera jamais au sein de Yamaha", estime Ramón Forcada. "Il est impensable qu'une équipe comme Petronas, qui loue la moto de Yamaha, reçoive des ordres de quelqu'un qu'elle a payé pour avoir cette moto, afin de ne pas les battre."

"Aucun pilote ne peut aider un autre pilote tant qu'il a lui-même ses chances. Surtout pas avec des consignes d'équipe", insiste-t-il. "Personnellement, j'en ai vu très peu, mais quand un pilote en a aidé un autre, cela a toujours été de sa propre initiative. En 31 ans, je n'ai jamais vu une consigne d'équipe ou d'allusion à cela. Peut-être y en a-t-il eu, mais d'autres équipes, aucune par laquelle je suis passé."

Avec encore 75 points à distribuer, Forcada croit aux chances de Franco Morbidelli cette année : "Mathématiquement, oui, et mon ressenti me dit aussi que oui. C'est très simple : s'il reproduit le résultat de dimanche dans les trois dernières courses, Franco sera champion. Il n'a pas besoin de faits étranges, parce que c'est déjà arrivé et que c'est possible. Il y a encore un écart, mais je pense qu'à la prochaine course, la première de Valence, tout sera bien défini et qu'une tendance bien visible se dégagera."