« Notre force, c'est notre image », assure le président de Metz, Thierry Weizman

Thierry Weizman, président de Metz Handball. (B. Paquot/L'Équipe)

Alors que Metz reprend en Ligue des champions dimanche (16 heures) face à Esbjerg, Thierry Weizman, le président lorrain, explique comment le club champion de France est parvenu à recruter la star de Györ, Anne Mette Hansen.

« Que représente pour Metz l'arrivée la saison prochaine d'Anne Mette Hansen ?
Je suis fou de joie. C'est le transfert de l'année : la capitaine de Györ, une joueuse expérimentée, qui sait tout faire. C'est une grande fierté que pour une fois cela se passe dans ce sens-là, on a suffisamment subi les départs vers Györ de nos meilleures joueuses, Béatrice Edwige, Laura Glauser, encore Bruna De Paula l'été prochain.

Cette fois, c'est une joueuse dans la force de l'âge, qui a maturé à Györ, qui vient à Metz. Ça prouve l'attractivité de notre club. C'est un signe très fort, et une reconnaissance de la part de la joueuse. Il y a quelques années, ce n'était même pas envisageable qu'une joueuse de Györ signe à Metz.

Metz a la réputation d'offrir des salaires modestes par rapport aux grands clubs européens. Avez-vous dû faire un effort financier exceptionnel pour une championne d'un tel calibre ?
C'est un effort par rapport à d'habitude mais rien de disproportionné. On n'a pas pété les plombs, on continue à être très raisonnables. Notre force, c'est surtout l'image que transmettent nos joueuses.

C'est grâce à Louise (Burgaard) qu'on a pu recruter Kristina Jörgensen l'été dernier, et c'est grâce à Kristina qu'on a pu signer Anne Mette Hansen. C'est grâce à Chloé (Valentini) qu'on a convaincu Lucie Granier, qui est sa meilleure amie, de nous rejoindre l'été prochain.

Quand on s'est entretenus avec Anne Mette et son agent, on n'a pas eu besoin d'expliquer ce qu'est notre club. Et puis il y a la présence de Manu Mayonnade comme entraîneur. Car cela ne s'est conclu qu'une fois que Manu avait confirmé qu'il restait à Metz.

Justement, comment êtes-vous parvenus à convaincre votre coach, l'un des plus cotés au monde, de prolonger une fois de plus malgré l'intérêt de puissants clubs étrangers ?
Je n'ai pas à convaincre Manu. C'est un ami, je ne vais pas lui forcer la main. Il connaît le club aussi bien que moi, et je sais bien que financièrement, il y perd en restant ici. Je lui ai simplement dit que j'avais très, très envie qu'on continue l'aventure ensemble. Ça va faire huit ans, je n'aurais jamais pensé qu'il resterait aussi longtemps.

C'est l'un des entraîneurs qui auront été le plus longtemps en poste à Metz avec Olivier Krumbholz, qui avait commencé l'aventure. Mais je suis réaliste, je sais bien qu'à un moment cela s'arrêtera. Et je connais suffisamment Manu pour savoir que si cela devait arriver il organiserait les choses avant de partir.

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Après Lucie Granier, ciblez-vous encore d'autres internationales françaises pour la saison prochaine ?
Notre recrutement n'est pas terminé. Maintenant, les joueuses françaises extrêmement talentueuses comme Estelle Nze Minko, Orlane Kanor ou Grace Zaadi, je ne suis pas sûr qu'elles aient une volonté absolue de revenir en France. Elles n'en ont pas besoin pour convaincre le sélectionneur. En tout cas, nous sommes toujours intéressés pour les accueillir. »