Formule 1 - En Chine, Lewis Hamilton s'adjuge la pole et le record absolu

Sarah Frise

Personne n’a semblé en mesure de battre le Britannique sur le circuit de Shanghai.

Après un Grand Prix d’Australie marquée par la victoire méritée de Sebastian Vettel, on attendait avec impatience le nouvel affrontement entre Mercedes et Ferrari. Nous n’aurons pas été déçus. Si Hamilton a survolé les débats avec un chrono hallucinant, Bottas a bataillé avec les hommes en Rouge pour les places d’honneur.

Hamilton explose les chronos

Critique vendredi soir après une journée sans roulage au presque (les EL1 avaient dû être écourtés à cause de la météo, les EL2 étant pour leur part purement et simplement annulés), le Britannique a retrouvé le sourire ce samedi. Sous le soleil de Shanghai, Lewis Hamilton a écœuré ses concurrents. Alors que Kimi Räikkönen a fait tomber le record absolu du circuit, détenu par Michael Schumacher, en Q2, le pilote Mercedes a tenu à rappeler qu’il était le patron en Q3. Avec un chrono en 1’31’’678, il signe une pole position aussi éclatante qu’incontestable… Et inscrit son nom au panthéon de l’étape chinoise.

Mercedes – Ferrari, match retour

Derrière, sans surprise, Valtteri Bottas n’a pas eu la tâche aisée. A la lutte avec les Ferrari boys, le Finlandais doit se contenter de la troisième place sur la grille… pour un petit millième. Si la Mercedes floquée du numéro 77 a achevé son dernier tour rapide en 1’31’’865, Sebastian Vettel a dans les secondes suivantes passé le drapeau à damiers en 1’31’’864.


Kimi Räikkönen, pour sa part, se contente, comme en Australie, de la quatrième position sur la grille. Cinquième, Daniel Ricciardo a assisté, impuissant, à un duel auquel sa Red Bull ne semble pas capable de prendre part.

Verstappen lâché par Renault

Pour Max Verstappen, cette séance qualificative n’aura pas été une partie de plaisir. Lancé pour son premier tour rapide de la Q1, le pilote Red Bull a alerté son stand sur un bruit bizarre en provenance de son moteur Renault. Rentré aux stands dans une glissade qui restera dans les mémoires, le Néerlandais a dû reprendre la piste avec un bloc propulseur limité. Crédité du 19e temps, il devra cravacher en piste dimanche (sous la pluie selon les prévisions) pour arracher un résultat convenable.

Giovinazzi pulvérise sa voiture

De nouveau au volant de la Sauber après le nouveau forfait de Pascal Wehrlein (blessé à une vertèbre cervicale lors de la Race of Champions cet hiver), Antonio Giovinazzi avait jusque là réalisé de beaux débuts. Commettant peu ou pas d’erreurs – contrairement à Lance Stroll -, le pilote Sauber est finalement parti à la faute. En fin de Q1, l’Italien met un peu trop les gaz dans le dernier virage. Une décision qui ne pardonne pas. Parti en tête-à-queue, il a pulvérisé sa monoplace à quelques secondes des drapeaux à damiers.


Une séance à oublier pour les Français

Suite au crash de la Sauber, les derniers pilotes en piste ont été obligés de lever le pied, perdant tout espoir d’améliorer leur chrono. A ce jeu-là, les Français ont perdu gros. Romain Grosjean et Esteban Ocon pouvaient espérer se hisser dans les 15 premiers et décrocher leur ticket pour la Q2. Ils s’élanceront finalement respectivement des 17e et 20e place. Au micro de Canal +, le pilote Force India ne cachait pas sa déception. “J’améliorais de plus d’une seconde, j’allais clairement me qualifier pour la Q2. Pour la première fois du week-end, j’allais plus vite que Sergio (Pérez). C’est dommage.”

Le résultat complet des qualifications :


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