Formule 1 - En Russie, Sebastian Vettel et Ferrari éclipsent les Etoiles Mercedes

Sarah Frise

Face à des Flèches d’Argent en forme, les monoplaces rouges ont verrouillé la première ligne à Sotchi.

Un combat des Titans. Voilà à quoi semble promise cette saison de Formule 1. Sur le circuit de Sotchi, comme promis, Ferrari et Mercedes se sont affrontées, laissant la concurrence s’expliquer loin derrière. Car si les Ferrari semblaient intouchables en essais libres, les Flèches d’Argent ont démontré leur potentiel lors de ces qualifications.

Une première depuis 2008 pour Ferrari

Lors des deux premières parties de la séance qualificative, l’écurie allemande a squatté les avant-postes. Mais en Q3, Kimi Räikkönen – dont certains remettent pourtant en cause sa motivation -, a signé très vite un chrono impressionnant, en 1’33”253. Hamilton et Bottas, mais aussi Vettel, ont alors dû cravacher pour espérer décrocher la pole sur le tracé russe. Si le coéquipier d’Iceman est parvenu à battre ce temps, les pilotes Mercedes ont dû rendre les armes en toute fin de session. Malgré des tours proches de la perfection, les deux hommes en Argent n’ont pas réussi à passer devant un Cheval cabré décidément bien remonté cette année.

Sebastian Vettel, leader actuel du championnat, s’élancera donc de la pole position, sur le côté propre de la piste, quand son principal rival, Lewis Hamilton, seulement quatrième ce samedi, devra batailler avec la partie plus sale du tracé. Avec la deuxième place de Kimi Räikkönen, Ferrari verrouille la première ligne. Il faut remonter à 2008, au Grand Prix de France, pour retrouver trace d’une première ligne 100% rouge !

Bottas mate Hamilton !

Lewis Hamilton aura sûrement besoin d’un peu de temps pour digérer ces qualifications. La raison ? Il n’est jamais parvenu à battre son coéquipier. En Q1, Valtteri Bottas a prouvé qu’il avait les épaules pour piloter une Mercedes en signant le meilleur temps (en 1’34”041), laissant au passage son voisin de garage à près de 4 dixièmes. En Q2, Hamilton a encore une fois subi la loi du Finlandais. Seulement troisième derrière Räikkönen, le vice-champion du monde en titre a dû reconnaître la supériorité de Bottas, à nouveau en tête des chronos.

Mais le plus dur restait à venir pour Hamilton. En fin de Q3, alors que les Ferrari marchaient sur l’eau, le Britannique n’a pu faire mieux que le quatrième temps. Alors que le remplaçant de Rosberg prenait la pose pour la traditionnelle photo d’après-qualifications avant de se rendre en salle d’interview, Hamilton, qui a mis longtemps à retirer son casque, a dû suivre ses petits camarades en zone mixte.

Ocon en Q3, Grosjean se cherche des excuses

Pour les Français, ces qualifications sont loin d’avoir eu la même saveur. Pour Esteban Ocon, tout a été pour le mieux. Celui qui a fait des points à chaque course son objectif de la saison est parvenu pour la première fois de sa carrière à se hisser en Q3. Dixième sur la grille, il peut espérer poursuivre sur sa bonne lancée, s’il réussit son départ.

En revanche, pour Romain Grosjean, la déception est de mise. Le pilote français n’a en effet pas réussi à faire mieux qu’une piteuse 20e place. Après avoir signé un temps plus que moyen durant la première partie de la qualification, la Haas est ressortie en toute fin de Q1, avec l’ambition de s’extraire de la zone rouge. Mais un Palmer finissant (encore) dans le mur de protection a ruiné les espoirs de la monoplace américaine et de son pilote. Interrogé par Canal + à sa descente de voiture, Grosjean a quelque peu pesté contre les drapeaux jaunes, estimant qu’ils avaient une nouvelle fois desservi sa qualification. Le Français, qui a donc dû relâcher son effort, pouvait en effet espérer faire mieux que le 15e temps, et donc obtenir son ticket pour la Q2. Ce n’est pas la première fois cette saison que cela lui arrive. D’où son agacement. Peut-on juste se permettre de lui rappeler qu’il a disposé de 18 min pour claquer un temps ? L’excuse du drapeau jaune en fin de qualifications paraît d’un coup quelque peu exagérée.

Le calvaire de Vandoorne

C’est un Stoffel Vandoorne désabusé qui s’est adressé aux médias en fin de Q1. Le Belge a en effet signé le 17e temps de la qualification. Le coéquipier d’Alonso, quinzième sur la grille, était pourtant assuré de s’élancer du fond de la grille avant même le début de la séance de cet après-midi. Après un nouveau changement sur son bloc moteur, Vandoorne a écopé d’une pénalité de 15 places. McLaren a déjà utilisé les cinq pièces autorisées pour l’ensemble de la saison, après seulement quatre courses. D’où cette question : McLaren réussira-t-elle à battre le record de pénalités infligées dues à un changement du bloc propulseur en une saison ? Sûrement !

Le résultat complet de la qualification :


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