Formule 1 - Les tops et les flops du Grand Prix d'Australie

Sarah Frise

Entre la magnifique performance de Sebastian Vettel et la déception de Daniel Ricciardo, du Grand Prix quasiment achevé par Fernando Alonso au manque criant de spectacle, Yahoo Sport distribue les bons et les mauvais points.

Les Tops :

1. Sebastian Vettel : Voilà un an et demi qu’il n’avait plus goûté à la victoire. Et lorsqu’on est quadruple champion du monde, un an et demi, c’est long… très long. Si au départ, Sebastian Vettel n’a pas réussi à prendre le dessus sur Lewis Hamilton, il a pris son mal en patience, une qualité qu’on ne lui connaissait plus la saison dernière. Un avis partagé par notre consultant Patrick Tambay. “Il a été impressionnant de calme, de sérénité, de volonté, de détermination.” “J’espère que ce sera la même chose lors des prochaines courses”, ajoute l’ancien pilote de F1. Si Max Verstappen l’a bien aidé en compliquant la tâche du pilote Mercedes, Vettel a ensuite démontré la bonne forme de la Ferrari. “C’est agréable de voir les Rouges devant.” Une excellente nouvelle pour un championnat trusté par Mercedes depuis trois saisons. Avec un Vettel mort de faim, au volant d’une monoplace performante, on peut s’attendre à un beau duel. Enfin !

2. Esteban Ocon : Débarqué chez Force India avec seulement neuf Grand Prix au compteur, le Français s’est fixé des objectifs élevés : finir dans les points à chaque course et connaître les joies du podium. Pour le moment, il a fait le job. Quatorzième à l’issue des qualifications, il a su trouver l’ouverture en course sur Fernando Alonso pour décrocher le point de la 10e place. Sur un circuit qu’il ne connaissant pas avant, le jeune pilote a signé LE dépassement du Grand Prix (bon d’accord, il n’y en a pas eu des tonnes) à quatre tours de l’arrivée. Ocon a profité de son DRS pour griller la politesse au double champion du monde espagnol, tout en contenant l’assaut de la Renault de Nico Hülkenberg. “Une belle passe d’armes”, analyse notre consultant. “C’était un petit chaud quand même, estime Patrick Tambay. Mais il s’en est bien sorti. Il est parti de loin et au bout de la ligne droite, il était au niveau d’Alonso.” Pas mal !

3. La touche Liberty Media : Exit le protocole trop guindé qu’affectionnait Bernie Ecclestone. Si on a aperçu des people dans le paddock de Melbourne (coucou, Nicole Kidman), les fans, les vrais, ont eu droit à plus d’attention. Outre des contenus plus nombreux sur les réseaux sociaux officiels de la Formule 1, les afficionados australiens ont ainsi eu le droit d’envahir la piste une fois le drapeau à damiers agités. “Ça rappelle Monza et cette ferveur“, a constaté notre consultant Patrick Tambay. Petit à petit, les Américains apportent leur vision à une discipline qui avait bien besoin d’un coup de jeune, même s’il reste encore des choses à faire. “Il faut encore améliorer la cérémonie du podium, estime Tambay. Les supporters sont encore un peu loin de l’action. C’est dommage.”

Les Flops :

1. Le spectacle : On nous avait vendu une F1 plus spectaculaire cette année. Si en effet, les monoplaces version 2017 sont monstrueuses visuellement parlant, si elles ont largement gagné en vitesse pure, on cherche encore l’animation en piste qu’on nous avait promis. Quant aux dépassements… “Hein, qu’est-ce que vous avez dit ? Dépa-quoi ? Dépassements ? Connais pas. Je n’en ai pas vu ce matin“, ironise notre consultant Formule 1. Certes, nous avons assisté à une ou deux belles manoeuvres, mais très clairement, on se demande si le réveil à 6h30 (avec une heure de sommeil en moins, précisons-le) valait le coup. Frustrant…

2. Red Bull : Clairement, on ne s’attendait pas à un tel début de saison pour le Taureau Ailé. L’écurie autrichienne n’a pas vraiment existé dans le match pour le podium. Alors que la formation de Christian Horner se posait cet hiver comme la principale rivale de Mercedes, elle s’est montrée incapable de suivre le rythme infernal des Flèches d’Argent et des Ferrari. Et que dire du Grand Prix de Ricciardo. Surpris en qualifications, le régional de l’étape avait fini dans le mur en Q3. Après avoir stoppé sa monoplace lors de son tour d’installation, Ricciardo, revenu entre temps au garage, parvenait finalement à prendre le départ de son Grand Prix… deux tours après le reste de ses petits camarades. Pour finalement perdre toute sa puissance après 29 tours. “Une pilule vraiment difficile à avaler pour lui“, analyse Patrick Tambay. Dur !

3. McLaren : Comment dire… Nous avons cru au miracle. Passé le 50e tour, sur les 57 tours que comptait la course, nous nous sommes pris à rêver de voir les deux McLaren finir la course, avec un point en plus à la clé. Esteban Ocon s’est brillamment chargé de piquer le point de la 10e place à Fernando Alonso… avant que la suspension de la monoplace britannique ne prive l’Espagnol du drapeau à damiers. Certes, Stoffel Vandoorne est parvenu à conclure. Mais au prix de souci de fiabilité (étonnant !) sur sa voiture. Handicapé par un problème d’affichage sur son volant, il a dû passer aux stands pour un ‘reboot’ complet de son bloc. “Je ne pouvais notamment plus descendre mes vitesses, je n’avais plus d’informations sur mon tableau de bord et plus de puissance”, a-t-il expliqué à l’arrivée. La saison s’annonce longue pour les hommes en orange.

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