Le Français Jean-Frédéric Chapuis entraîneur pour la Suisse aux Championnats du monde

Jean-Frédéric Chapuis a pris sa retraite sportive en avril 2022. (C. Pallot/Zoom/Presse Sports)

Le champion olympique 2014 et triple vainqueur du globe de cristal Jean-Frédéric Chapuis a pris sa retraite sportive au printemps. Bien présent aux Championnats du monde de Bakuriani, en Géorgie, le Français est désormais entraîneur pour l'équipe nationale suisse, où il « redémarre une nouvelle vie ».

En bord de piste, à Bakuriani (Géorgie), une tête bien familière du clan bleu : Jean-Frédéric Chapuis, le plus beau palmarès du skicross français... En veste de ski aux couleurs de la Suisse. « Je redémarre une nouvelle vie, sourit le Tricolore de 33 ans. Je m'appuie sur mon expérience de coureur bien sûr, mais j'ai tout à réapprendre. »

Retraité au printemps après les JO de Pékin, le champion olympique 2014 est désormais entraîneur-adjoint au sein de l'équipe nationale helvète et vit ses 5e Championnats du monde, ses premiers de l'autre côté de la barrière de départ.

« Ça me plaît vraiment, apprécie Chapuis. J'adore le skicross et je continue de faire ce que j'aime, juste d'une autre manière. On a un super groupe d'entraînement, c'est un vrai boulot d'équipe. Avant, j'avais une seule chance de réussir, moi sur la piste. Là, on a sept chances de réussir avec nos sept athlètes. Un bon résultat, c'est une récompense. »

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Chapuis n'est pas le seul ex-compétiteur devenu entraîneur, à l'image d'Arnaud Bovolenta (argent aux JO 2014) ou Sylvain Miaillier (101 départs en Coupe du monde, une victoire), adjoints de Michel Lucatelli en équipe de France de skicross. « Je ne retrouve pas la même adrénaline de la compétition, mais des sensations qui se rapprochent un peu quand même, apprécie le natif de Bourg-Saint-Maurice, d'un père français et d'une mère suisse. Je n'ai pas moins de stress, mais c'est un stress différent. Tu mets des choses en place, tu as envie que tes athlètes réussissent, forcément. Après, quand tu es coureur, tu es stressé mais tu contrôles ce que tu fais sur la piste. Là non. Sur la piste, tu es spectateur. Parfois, ça me tend un peu, forcément. »

Si la Suisse a perdu Ryan Regez (tenant du titre en Coupe du monde et champion olympique) et Alex Fiva (champion du monde en titre) sur blessure cette saison, l'équipe helvète est l'une des plus compétitive du circuit, avec notamment Fanny Smith, numéro 3 mondiale, sur le podium du général de la Coupe du monde depuis 2013. « Bien sûr que c'est challengeant, mais c'est aussi pour ça que j'ai accepté, c'est une belle opportunité », explique celui qui a participé à quelques compétitions en alpin plus jeune sous les couleurs suisses, avant de bifurquer vers le skicross. Soit un palmarès XXL et 12 ans de présence sur le circuit de Coupe du monde.

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« J'ai toujours été quelqu'un à l'écoute je pense, mais là, je le suis encore plus, assure le champion du monde 2013. J'arrive à sentir ceux qui sont stressés par exemple. Après, ils se gèrent solo, l'idée est plus de les aiguiller. Et je pense que grâce à mes résultats dans ma carrière, ils ont plus confiance rapidement aussi. Ils savent que ça a marché pour moi. »