La France en échec aux Mondiaux

Hélène Karbanoc, ici en juin dernier. (Enrico Calderoni/AFLO/PRESSE SPORTS/Presse Sports)

Aucune finale pour l'équipe de France. Au lendemain de la décevante 22e place d'Hélène Karbanov en individuel, l'ensemble a terminé 11e des Mondiaux à Sofia (Bulgarie).

Aucune Française n'a réussi à se qualifier pour les finales des Mondiaux qui se poursuivent jusqu'à dimanche à Sofia (Bulgarie). Des erreurs, beaucoup trop d'erreurs. Dont certaines en ont provoqué d'autres et fait dégringoler les Bleues. En individuel comme en ensemble. Les Mondiaux 2022 auraient dû signer la progression de la France dans la hiérarchie à deux ans des Jeux Olympiques de Paris.

Karbanov est passée à côté

Ce ne sera pas le cas. Hélène Karbanov, plus encore que Maëlle Millet, avait les moyens de s'inviter dans la finale du concours général individuel, qui va réunir les 18 meilleures mondiales au menu de samedi. Mais la Calaisienne a littéralement foiré sa deuxième journée de compétition et dégringolé de la 16e provisoire à la 22e place. Sa compatriote, elle aussi défaillante, a fini 26e.

Si l'on est très honnête, c'est davantage l'ensemble qui avait provoqué des fantasmes. Qualifié pour Paris 2024, au titre de pays hôte et après... 24 ans d'absence aux Jeux, il s'est donné les moyens d'exister au plus haut niveau. Depuis l'arrivée d'Anna Baranova et Sara Bayon, en provenance d'Espagne (médaillée olympique à Rio), les jeunes Françaises ont commencé à créer des espoirs par la qualité indéniable de leur travail et de leurs chorégraphies depuis deux ans.

Un échec cuisant

Mais, si la 11e place des Mondiaux 2021 à l'automne dernier, alors qu'elles venaient d'être réunies à l'Insep, était un encouragement, confirmé par des podiums en Coupe du monde, finir de nouveau 11e en Bulgarie, malgré l'absence des Russes et des Biélorusses, est un échec cuisant.

Ce sont les championnes olympiques bulgares qui ont été sacrées championnes du monde ce vendredi à domicile. Avec 66,60 points, elles ont devancé Israël (64,65 pts) et l'inattendue Espagne (63,20), qui a profité des erreurs fatales de l'Italie aux ballons-rubans (4e). Les trois premières nations sont d'ores et déjà qualifiées pour les Jeux de Paris.

La France, elle, continue de posséder les atouts que l'on a entrevus toute la saison, mais elles ont compris qu'elles devaient densifier leur niveau de difficultés techniques, ce qu'elles ont fait depuis les Championnats d'Europe à Munich (Allemagne) en août dernier, sans être encore capables de les assumer. C'est dommage, mais pas encore trop préjudiciable.

Enfin, évidemment, on s'inquiète de savoir qui va succéder à la Russe Dina Averina. Aucune des médaillées à l'automne dernier à Kitakyushu (Japon), elle, sa jumelle Arina (3e) ou la Biélorusse Alina Harnasko (2e) sont suspendues du fait de la guerre en Ukraine. On regrettera aussi les forfaits de la Bulgare Boryana Kaleyn (malade) et la championne d'Europe israélienne Daria Atamanov, blessée au pied à la veille des Mondiaux.

Sofia Raffaeli, qui a déjà écrit l'histoire en offrant trois médailles d'or à l'Italie (cerceau, ballon et ruban), s'avance comme la favorite. Peut-être devra-t-elle se méfier notamment de Darja Varfolomeev, première gymnaste de l'Allemagne unifiée à être sacrée championne du monde (massues).

RESULTATS :

Finales. Ensemble. Concours général : 1. Bulgarie, 66,60 pts ; 2. Israël, 64,65 ; 3. Espagne, 63,30 ;... 11. France (Caburet, Delaine, Dot-Espinosa, Julien, Vilarino, Inaho), 57,95.

lire aussi

Toute l'actualité de la Gymnastique rythmique