La France arrache la victoire contre la Norvège pour son dernier match de l'année

La joie des joueuses de l'équipe de France après le but de la victoire de Viviane Asseyi. (B. Cremel/AFP)

Après deux défaites en octobre en Allemagne (1-2) et en Suède (0-3), la France a retrouvé le goût de la victoire vendredi en s'imposant contre la Norvège en match amical (2-1) pour sa dernière sortie de l'année 2022.

Alors qu'un orage aussi puissant qu'inhabituel dans la région s'est abattu sur Alicante et toute la Costa Blanca ce vendredi midi, les Bleues ont su dissiper les nuages autour d'elles dans la soirée, en s'imposant face à la Norvège (2-1), dans le rustique stade olympique de La Nucia (Espagne).

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Un mois jour pour jour après la gifle reçue à Göteborg contre la Suède (0-3), dans la foulée d'un revers en Allemagne (1-2), le mot d'ordre était de relever la tête dans le jeu et de retrouver une dynamique positive, pour le 17e et dernier match d'une année très animée, marquée par l'élimination en demi-finales de l'Euro en juillet (13 victoires, 3 défaites, 1 nul, 51 buts marqués, 15 encaissés). La seconde partie du contrat a été remplie, grâce à un but tardif de Viviane Asseyi, dans une partie où l'intensité n'a pas toujours été là.

Pourtant attentive au résultat et à la solidité défensive de son équipe, Corinne Diacre n'a pas joué la sécurité, en prenant le risque de troquer son 4-3-3 quasi immuable depuis deux ans, pour un 3-5-2 osé, avec Eve Périsset dans l'axe à trois, l'habituelle ailière Delphine Cascarino en piston droit, et un duo Mateo-Diani en attaque. Cette petite révolution tactique, combinée aux nombreuses absences (Bilbault, Bacha, Tounkara, Katoto, Mbock, O. Sarr, etc.), a abouti à un tableau assez mitigé.

Face à des Norvégiennes en reconstruction, après l'humiliation subie à l'Euro (élimination au premier tour avec une défaite 0-8 contre l'Angleterre), les Bleues ont bien trouvé l'ouverture par Kadidiatou Diani (25e), lancée en profondeur par sa coéquipière du PSG Sakina Karchaoui, taillée pour le rôle de piston gauche qui lui a été octroyé. Mais les quelques étincelles offensives, souvent créées par une Diani en jambes pour sa 80e cape au contraire de Mateo très peu trouvée, n'ont pas tout masqué. Les trous laissés par moments, sur les côtés surtout, sont venus pondérer le rendu du nouveau dispositif.

Les remplaçantes ont fait la différenceLa distance de marquage a été difficile à appréhender pour certaines, et l'égalisation norvégienne est d'ailleurs venue d'une percée bien trop facile de Marit Bratberg Lund sur l'aile gauche, qui a profité du manque de réactivité de trois Tricolores pour trouver la tête de Sophie Haug (31e). Le banc tricolore a toutefois fini par faire la différence, dans une seconde période assez lénifiante. La volonté de tester une nouvelle animation à huit mois de la Coupe du monde est à louer, même s'il n'est pas certain que celle-ci soit revue, tandis que le sprint est déjà lancé.

La prochaine fenêtre internationale sera le tournoi de France en février, dont les participants seront connus prochainement. Il ne restera ensuite plus que le rassemblement d'avril (deux matches) avant l'annonce de la liste pour la Coupe du monde qui lancera la préparation en vue du premier match contre la Jamaïque le 23 juillet à Sydney.

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