La France défie les États-Unis pour son entrée en Ligue mondiale

Florian Bruzzo, sélectionneur des Bleus, lors des Jeux de Rio, et revenu au poste en 2021. (F. Seguin/L'Équipe)

L'équipe de France sera opposée aux coriaces Américains ce vendredi (20 heures), au premier jour de la Super finale de la Ligue mondiale qui va se tenir jusqu'au 27 juillet à Strasbourg.

C'est un événement rare : la France accueille une épreuve majeure de water-polo. En l'occurrence, la piscine de la Kibitzenau à Strasbourg va bouillonner jusqu'au 27 juillet grâce à la Super finale de la Ligue mondiale, où l'on pourra observer la Serbie, championne olympique en titre, l'Espagne, récemment sacrée championne du monde, l'Italie, sa dauphine, ou le Monténégro, repêché après le forfait du Brésil et qui aura donc l'occasion de décrocher une quatrième victoire dans cette compétition.

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En 2019, les Monténégrins s'étaient imposés en finale face aux Américains, premiers adversaires des Français, ce vendredi soir (20 heures). « C'est une équipe qu'on n'a jamais battue », rappelle Florian Bruzzo, le sélectionneur des Bleus. Sixièmes lors des Mondiaux de Budapest qui se sont achevés le 3 juillet dernier, les États-Unis sont en constante progression, même s'ils n'ont pas encore réitéré la médaille d'argent olympique obtenue aux Jeux de Pékin en 2008.

Expérimentés Américains
« Physiquement, ils sont costauds. Et ils sont en train de réussir la jonction entre leur culture américaine du duel et toute la finesse technique et tactique que leur apporte leur entraîneur serbe (Dejan Udovicic, en poste depuis 2013), qui commence à mettre sa patte sur cette équipe, décrypte Florian Bruzzo. Ils ont un des pivots les plus dominants du monde, Ben Hallock, qui vient de gagner pour la deuxième fois la Champions League avec les Italiens de Recco. Ils ont aussi le meilleur buteur des Mondiaux, Alex Bowen, qui va jouer à Noisy-le-Sec l'année prochaine. »

Face à une formation qui n'a pas de souci à se qualifier pour les Championnats internationaux et autres Jeux Olympiques, seul le Canada pouvant éventuellement la taquiner sur le continent américain, et qui bénéficie donc d'une énorme expérience, la France aura-t-elle des atouts à opposer ? Sans aucun doute.

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Les meilleurs « ne viennent pas en sifflotant » face aux Bleus
Après tout, les Bleus ont battu l'Espagne en février dernier lors de la Ligue mondiale ; ils n'ont ensuite cédé que d'un but fin avril face au Monténégro et à la Croatie lors de la finale européenne de cette Ligue mondiale.

« Je pense qu'on passe des caps psychologiques, on est en train de désacraliser toutes ces équipes qui, historiquement, nous sont toujours passées devant, promet Florian Bruzzo. On se prépare et on se met en condition pour gagner ces matches-là, ce qui est nouveau en équipe de France de water-polo. Après, on a des joueurs qui ont de l'expérience, qui ont fait les Jeux, qui ont joué dans les meilleurs clubs européens. On a des gars qui ont des médailles internationales, Ugo Crouzillat notamment (le capitaine). On a le jeune Thomas Vernoux qui est une des figures montantes de la nouvelle génération internationale. C'est un mélange d'expérience, de jeunesse, de fougue. Et on joue à domicile. Espérons qu'on réussisse à transformer la pression en positif. »

Et s'il serait illusoire d'imaginer que l'équipe de France fait peur, les meilleures nations la regardent désormais d'un autre oeil. « Elles ne viennent pas les mains dans les poches en sifflotant », image le sélectionneur des Bleus, convaincu que ses hommes, s'ils manquent encore de constance, peuvent aujourd'hui défier n'importe quelle équipe.

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