La France, partenaire privilégiée de la NBA

Le président de la République Emmanuel Macron et le commissionnaire de la NBA Adam Silver. (A. Réau - A. Mounic/L'Équipe)

Au lendemain de la rencontre entre Emmanuel Macron et le commissionnaire Adam Silver, la France et la NBA ont annoncé, jeudi, un plan commun pour promouvoir le basket dans l'Hexagone et en Afrique.

Quand Emmanuel Macron a su qu'Adam Silver serait à Paris à l'occasion du match événement entre Detroit et Chicago, il lui a proposé de le rencontrer à l'Élysée. Mercredi matin, le commissionnaire de la NBA s'est donc rendu au palais présidentiel, accompagné de Mark Tatum, sous-commissionnaire, Joe Dumars, responsable des opérations basket et Jean-Pierre Siutat, président de la Fédération française de basket.

Pendant près d'une heure, les dirigeants ont discuté du principe et des modalités d'une collaboration pour développer le basket en France en s'appuyant sur l'aura et la popularité de la NBA dans l'Hexagone.

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« Nous avons discuté d'élargir notre partenariat, avec lui (le président de la République) et aussi avec le président de la Fédération française. Nous voulons voir ce que nous pouvons faire de plus, également en termes d'économie, en France, afin d'être plus innovant, et de créer des opportunités autour du basket et du sport », a expliqué Adam Silver, lors d'une conférence de presse mercredi après-midi. Le communiqué est tombé ce jeudi, officialisant un « plan global de collaboration sur une variété d'initiatives qui élèveront le basket en France et en Afrique à tous les niveaux ».

Victor Wembanyama en tête de pontDans la foulée est lancé un groupe de travail avec toutes les parties prenantes et un représentant du ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques. Il va permettre d'organiser des matches exhibitions, de faire venir des joueurs de NBA à la rencontre des jeunes, de proposer des activités interactives avec les fans. L'idée est aussi d'aider la Fédération et la Ligue à développer leur stratégie marketing et en matière de droits télé, souligne-t-on dans l'entourage du chef de l'État.

L'idée est évidemment de se servir de Victor Wembanyama comme tête de pont. « Je ne veux pas mettre de la pression sur ses épaules alors qu'il n'est même pas encore en NBA. Mais s'il suit les trajectoires que nous avons déjà vues sur d'autres marchés, il sera énorme en termes d'attractivité en France. Sans aucun doute », enchaîne le patron de la NBA.

Alors que la tenue d'un troisième match de NBA en janvier 2024 devrait être officialisée la semaine prochaine, l'année 2024 s'annonce d'ores et déjà décisive avec la tenue des Jeux parisiens. Le tournoi olympique a évidemment été évoqué lors de la rencontre avec son rocambolesque feuilleton du déménagement à Lille et les réticences de la FIBA.

L'Élysée a rassuré les représentants de la NBA sur la salle Pierre-Mauroy qu'ils ne connaissaient pas. Le chef de l'État a insisté sur les études réalisées par Paris 2024 et assuré qu'elle présentait les plus hauts standards. Le président a également rappelé que le tournoi finale se déroulerait à l'Accor Arena comme le match de ce jeudi. « Emmanuel Macron m'a assuré que tout irait bien (à Lille) », confirme Adam Silver qui se dit « un peu étranger à ces tractations ». « J'ai une grande confiance dans le gouvernement français et les responsables des Jeux. »

L'accord franco-américain prévoit enfin des actions en Afrique, continent où la France soutient notamment la League africaine de basket (BAL), lancée en 2020, via l'Agence française de développement (AFD). « La France et la NBA prévoient d'investir davantage dans les infrastructures de basketball en Afrique, y compris des installations polyvalentes pouvant accueillir des matchs de la BAL et de la NBA et qui stimuleront la croissance économique des communautés à travers le continent », annonce le communiqué.