La France, la peur, les araignées, Wimbledon... Medvedev se lâche en conf de presse

Le Russe Daniil Medvedev à Roland-Garros, le 26 mai 2022. (N. Luttiau/L'Équipe)

Face à la presse après sa victoire contre le 56e mondial Laslo Djere au deuxième tour de Roland-Garros, Daniil Medvedev s'est montré loquace. Florilège de ce jeudi.

Des hauts et des bas avec le public français

« Les trois premières fois où j'ai perdu à Roland-Garros, c'était contre des Français (Benjamin Bonzi en 2017, Lucas Pouille en 2018, Pierre-Hugues Herbert en 2019). Là, de fait, c'est difficile. Je peux vous dire que le public n'était pas là pour me soutenir. C'est vrai que quand on joue contre un Français à Roland-Garros, c'est l'une des choses les plus dures à faire dans le tennis. Je dirai qu'au début, je n'aimais pas jouer en France, non, ce n'est pas que je n'aimais pas cela, mais je n'avais pas de bons résultats. Maintenant, j'ai gagné à Bercy, à Marseille, j'étais en quarts de finale à Roland-Garros. J'adore jouer en France. C'est vrai, parfois, il faut un peu de temps pour s'adapter. »

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La peur de ce que les autres pensent de vous... et des tarentules

« La peur, c'est l'une des émotions les plus difficiles à vivre dans nos vies. Parce qu'on fait beaucoup d'erreurs lorsqu'on a peur de quelque chose. La crainte, c'est ce que l'on peut sentir tous les jours au tennis. On a peur de perdre. Parfois on a peur de ce que les gens vont penser de vous. En tout cas, quel que soit le sport, plus on est visible, plus on peut faire face à ces situations. Je travaille beaucoup sur cela, pour ne pas avoir peur de quoi que ce soit. Et j'apprends. Si je fais une erreur, je n'ai pas peur de répéter la même erreur, mais j'essaye de ne pas la répéter ! Franchement, il n'y a plus grand-chose qui m'effraye dans la vie. (Il réfléchit) Maintenant c'est vrai que je peux avoir un peu peur des araignées. Mais j'avais beaucoup plus peur des araignées quand j'avais 10 ou 12 ans. Quand on grandit, après, on fait face à ses propres craintes. Je n'ai jamais vu de tarentule. Si j'en voyais une, j'aurais peut-être la trouille ! »

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Wimbledon : son point sur les points

« À l'heure actuelle, je ne sais pas du tout ce qu'il va se passer. Mon boulot, c'est d'être sur les courts, de jouer au tennis, d'engranger des points ici, le plus possible. Je vais répéter ce que j'ai déjà dit : si je peux jouer à Wimbledon, je serai content d'être là-bas, même sans points. Si c'est avec des points, très bien, je serai là-bas, à essayer de gagner des points. Et si je ne peux pas jouer, alors je vais rester à la maison, m'entraîner énormément, m'améliorer pour les tournois à venir. C'est à peu près tout ce que je peux dire aujourd'hui. »

Tennis à la télévision : regarder ou pas ?

« J'aime regarder le tennis, notamment lorsque je suis dans le tournoi. J'aime me mettre dans cette atmosphère tennis quand je suis avec le kiné ou alors à la maison, et là, je regarde tous les matchs. Je revérifie les résultats parce qu'il y a beaucoup de matchs intéressants. Si je mets Amazon sur mon ordinateur portable, je ne peux pas regarder quoi que ce soit d'autre que du tennis, à la télé, je n'aurais pas quelque chose d'autre pour me détendre. C'est moins le cas lorsque je ne suis pas en tournoi, parce que là, j'essaye de me concentrer sur ma vie personnelle. En revanche, lorsque je suis engagé dans un tournoi, je me mets dans cette zone de tennis et je suis tous les matchs que je peux. Ce que j'aime bien, c'est voir les joueurs et qui a gagné. »

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