Francis Ngannou sur un ring de boxe dès le mois de juillet ?

Francis Ngannou, au centre, lors de l'UFC Paris le 3 septembre dernier. (A. Goudeau//PRESSE SPORTS)

Francis Ngannou n'aura pas gardé le silence bien longtemps. Désormais libéré de son contrat avec l'UFC, le Camerounais s'est livré longuement au micro du journaliste canadien Ariel Helwani dans son talk-show « The MMA Hour ».

C'est un homme libre et apaisé qui s'est confié pour la première fois mardi. « Je vais bien, je n'ai pas de stress, je me sens très bien à ce sujet », a commenté Francis Ngannou après son départ de l'UFC. Une fin contractuelle révélée samedi dernier mais qui a été actée dès le mois de décembre. « Je suis très heureux, je sais que j'ai tout fait correctement. Je n'ai aucun regret, si c'était à refaire, je referais la même chose », a analysé The Predator, qui a relativisé l'importance de l'événement. « C'est du sport, et du business. J'ai ma vie personnelle au Cameroun, je suis avec ma famille, j'ai mon équilibre dans la vie, c'est ça qui compte. »

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Des demandes extra-financières qui n'ont pas aboutiIl a révélé également avoir reçu énormément de messages et d'appels depuis samedi, des sollicitations d'interviews... préférant « laisser tout ça de côté ». Le désormais ex-champion des poids lourds est également revenu sur l'échec des négociations avec l'UFC. L'argent entrait évidemment en ligne de compte. Mais pas seulement. Le renouvellement de son contrat lui aurait rapporté autour de 8 millions de dollars pour 3 combats a priori. Bien, mais pas suffisant. C'est sur d'autres demandes, non financières, que Ngannou n'a pas été satisfait. « On ne va pas à la table des négociations en s'attendait à avoir tout ce que l'on souhaite. J'ai demandé notamment un droit de sponsoring, une assurance maladie, un défenseur des combattants au conseil d'administration... Je n'ai pas pu obtenir ça ».

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Francis Ngannou a redit que dans le contrat qu'il avait avec l'UFC, et dans le contrat que l'organisation lui proposait, il n'était pas libre. « Je n'ai aucun droit, je n'ai aucun pouvoir ». Bien qu'il soit devenu agent libre dès le mois de décembre, les négociations étaient toujours en cours pour trouver une issue au désaccord. Elles ont pris fin avec l'annonce brutale de Dana White, samedi à Las Vegas. Le président de l'UFC avait tancé l'envie du Camerounais de vouloir prendre moins de risques dans sa carrière. « Ce qu'il dit ne peut pas me blesser. De là d'où je viens, j'ai été bien plus blessé, et je suis toujours là. Je pense qu'il a surtout exprimé de la frustration dans ses propos ».

Fury, Joshua ou WilderUne frustration que Francis Ngannou ne veut pas connaître. Il a annoncé que beaucoup d'organisations de MMA étaient déjà entrées en contact avec lui. Mais le Camerounais a d'autres ambitions. Elles pourraient prendre forme sur un ring de boxe au mois de juillet. Face à Tyson Fury, Ngannou est prêt à tout accepter : combat dans la cage, un combat avec des gants différents, plus petits. Il est persuadé qu'un terrain d'entente sera trouvé. Et si ce n'est pas Fury, il se verrait bien opposé à Anthony Joshua ou Deontay Wilder. Ngannou aimerait boxer deux fois d'ici la fin de l'année.

« Bien sûr que je veux boxer. C'est ça que j'ai envie de faire. Je n'ai encore discuté avec aucune organisation. J'ai juste besoin de respect, d'un peu plus de respect du moins. J'ai besoin de dignité, de liberté. Je veux contrôler ma destinée ».

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