Franco Morbidelli se prépare pour la "zone Suzuki"

Léna Buffa
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Les quatre petits points d'avance dont il dispose sur , cinquième sur la grille et contraint à l'exploit pour battre son coéquipier compte tenu de son déficit de 17 points.

Franco Morbidelli, Petronas Yamaha SRT

Franco Morbidelli, Petronas Yamaha SRT<span class="copyright">Gold and Goose / Motorsport Images</span>
Franco Morbidelli, Petronas Yamaha SRTGold and Goose / Motorsport Images

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Ce qui a en tout cas permis à Morbidelli de réussir cette deuxième journée, c'est comme toujours le travail mené en équipe, qu'il loue à chaque succès. Car, après s'être montré à l'aise hier, il a perdu ses sensations en EL3, ce qui lui a fait perdre l'accession directe à la Q2 et l'a contraint de repenser en profondeur la configuration de sa moto pour retrouver la performance dont il avait besoin.

"Pour une raison étrange, les très bonnes sensations que j'avais hier ont disparu aujourd'hui. On a donc dû recommencer notre travail à zéro. Hier, je pense que j'avais été vraiment très performant : avec le pneu dur usé, j'avais tourné en 1'40"0. Mais avec les réglages d'hier, aujourd'hui malheureusement je n'y arrivais pas. On a bien analysé les données et, avec Ramón [Forcada], on a apporté des changements pour les EL4 et la Q1, et heureusement on s'en est sorti", se félicite-t-il. "À mon avis, ce qui fait la différence, c'est la précision dans le travail, comme on l'a vu aujourd'hui. Comprendre ce qui a changé par rapport à la veille, et intervenir rapidement. C'est ce qu'on a fait."

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"Je n'ai malheureusement pas pu accéder directement à la Q2, j'ai donc dû en passer par la Q1 tout en sachant que ce serait une tâche difficile parce qu'il avait beaucoup de pilotes forts. J'espérais que mon 1'39"2 serait suffisant, et il l'a été, mais pour une très courte avance", relate l'Italien. "En Q2, j'ai fait du bon boulot. J'ai été rapide et très proche de Miguel [Oliveira], ce qui est une bonne chose. C'est impressionnant, c'est comme ça que peut être le MotoGP : pour un dixième j'aurais pu être 13e et au lieu de ça je suis deuxième !"

Franco Morbidelli, qui se dit "curieux de voir quelles seront [ses] sensations demain" compte tenu de sa mauvaise surprise de ce matin, peine à décrire la course qui l'attend, et n'a qu'une certitude : "Miguel a un rythme vraiment élevé et difficile à suivre". Il va en tout cas pouvoir s'endormir ce soir en rêvant de la victoire qu'il a signée à Portimão, il y a sept ans en Superstock 600. Celle qu'il décrit encore aujourd'hui comme "une de [ses] meilleures courses" lui est certes restée en mémoire, et notamment pour les trois pilotes dépassés dans les deux derniers tours pour aller s'imposer, mais il l'assure : l'épreuve de demain sera inédite, sa MotoGP actuelle ne pouvant clairement pas être comparée à la ZX-6R qu'il pilotait à l'époque. Le saut dans l'inconnu se poursuit et ce Grand Prix si excitant doit encore livrer son dénouement...