Le freerider Ben Buratti raconte son saut de 30 mètres dans les Alpes suisses

Ben Buratti s'est envolé dans le ciel suisse le temps d'un instant. (Germain Favre Felix)

Ben Buratti a posé ses skis en Suisse l'hiver dernier pour réaliser son premier saut de 30 mètres à couper le souffle qu'il dévoile dans un court-métrage intitulé « Transition ». Le freerider français raconte les coulisses de ce saut.

Trente mètres. C'est la longueur du saut réalisé par Ben Buratti, pour sa première fois, au-dessus d'une route ouverte à la circulation l'hiver dernier. Dans son court-métrage de deux minutes intitulé « Transition » - lui qui avait déjà dévoilé White Your Line en 2021 - le Français dévoile sa pépite au grand public.

Avec son ami Richard Permin, le freerider de 24 ans a posé ses skis non loin de la station Glacier 3000, en Suisse. Pour le jeune Tricolore, tout a commencé lors d'une simple sortie à skis. « On a découvert cet endroit ensemble par hasard et on a eu un coup de coeur, nous confie le Haut-Savoyard. Dans nos têtes, on savait déjà qu'on allait tenter de réaliser quelque chose de grand. »


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Une préparation millimétrée

Pour réussir son défi, Buratti s'est appuyé sur une équipe de shapers - personnes qui confectionnent les modules de saut - mais également sous l'oeil attentif de Richard Permin, réalisateur et skieur professionnel.

Pendant deux jours, les shapers ont travaillé sur l'entrée et la sortie du saut. « Habituellement, je fais toujours des backflips ou des tricks en vol, reconnaît Buratti, ancien membre de l'équipe de France de freestyle. Là, j'ai sauté deux fois et l'engagement demandé était tellement énorme que je n'ai pas voulu prendre de risques. »

Baptisé le « Canyon Gap » par les deux compères, ce saut long de 30 mètres a de quoi faire peur. Après la préparation du site, l'heure est venue de chausser les skis pour s'envoler dans un décor idyllique le temps d'un instant, avec les Alpes suisses en arrière-plan.

« Le troisième jour a été dédié à l'enregistrement et la capture des images, précise-t-il. Il y a eu un gros travail sur la prise d'élan, on a fait des tests de vitesse. C'est ce qui m'a permis de le réussir après plusieurs tentatives. » Le skieur de La Clusaz l'avoue lui-même, tout est « au feeling » lorsqu'il réalise des sauts dans d'extrêmes conditions comme celui-ci.

Si Buratti a réussi son pari, il ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. « J'ai déjà deux-trois idées pour l'hiver prochain mais c'est encore confidentiel. Ce que je peux vous dire c'est que les sensations fortes seront garanties. »