Gaëtan Perrin (Auxerre) après la défaite contre Toulouse : « Une tarte à la maison, ça fait toujours mal »

Gaëtan Perrin et l'AJA ont sombré contre Toulouse. (E. Garnier/L'Équipe)

Même s'ils n'ont pas été trop accablés par leurs supporters, les joueurs auxerrois, à l'image de Gaëtan Perrin, accusaient le coup mercredi soir après la lourde défaite contre Toulouse (0-5).

Le stade avait déjà commencé à se vider depuis un moment quand Monsieur Batta a mis fin, mercredi, au calvaire de l'AJA. Ça n'a pas empêché les supporters auxerrois restés jusqu'au bout de manifester leur mécontentement par une bronca au coup de sifflet de final. Mais sans agressivité, ni en rajouter. Sonnés par la claque reçue contre Toulouse (0-5), les ultras ont mis quelques minutes à réaliser avant de lancer quelques timides « Mouillez le maillot ! » Puis quand plusieurs joueurs se sont rapprochés de leur virage, certains leaders sont descendus sur la pelouse pour s'expliquer.

« Je leur ai dit qu'ils ont été là dans les bons moments, maintenant il faut être là aussi dans les mauvais, racontait Gaëtan Perrin qui, avec son capitaine Birama Touré ou encore Gauthier Hein, a pris ses responsabilités autant sur le terrain en réalisant une bonne entrée à la mi-temps qu'après la rencontre, en faisant face aux supporters puis aux journalistes. On comprend leur frustration et leur déception, on est autant voire plus déçus qu'eux. C'est la troisième fois qu'on perd 5-0 cette saison, mais une tarte à la maison, ça fait toujours mal. »

Car les deux premières raclées avaient été prises à Rennes (le 11 septembre) puis à Paris (le 13 novembre). Même s'il restait sur trois défaites avant de recevoir le Téfécé, le club bourguignon « n'a pas vu venir » cet affront. « C'est un cauchemar. On a touché le fond, lâchait Christophe Pelissier, près d'une heure après le match, après avoir longuement parlé à son groupe dans le vestiaire. Le seul point positif, le seul qui a été à la hauteur, c'est le public. Vu le match qu'on a fait, il était encore là jusqu'à la fin. Je tiens à m'excuser et le remercier », ajoutait-il, déjà dans l'idée de « se relever », samedi à Lens où « il faudra être des hommes et montrer qu'on a du caractère », selon Perrin.

lire aussi : Les tops-flops d'Auxerre-Toulouse : Zedadka déçoit, Rouault rayonne