Gabby Williams : « Mon rôle va changer par rapport à l'été dernier »

Gabby Williams du lors tournoi de qualification pour la Coupe du monde. (A. Réau/L'Équipe)

Arrivée à Sydney après le reste du groupe, l'ailière de l'équipe de France Gabby Williams prend peu à peu des marques. Désormais parmi les cadres de l'équipe, elle se réjouit d'endosser un nouveau rôle avec plus de responsabilité à l'occasion du Mondial (22 septembre-1er octobre).

Sur le terrain, Gabby Williams (1,80 m, 26 ans) affiche une belle forme, qu'il ne reste plus qu'à mettre à l'épreuve. Dans le Quaycentre du parc olympique de Sydney, où les Bleues se sont entraînées samedi après-midi, au lendemain d'une courte défaite en amical contre l'Australie (92-88), l'ailière franco-américaine se dégourdit les jambes. Contre les « Opals » (surnom des Australiennes), la joueuse de l'Asvel et de Seattle, était en tribune, encore trop juste. Eliminée en demi-finale de WNBA il y a dix jours, Gabby Williams est arrivée mardi en Australie, soit plus tard que le reste du groupe.

Dimanche, contre le Japon, elle enfilera la tunique bleue pour la première fois depuis les Jeux Olympiques de Tokyo. Avec un immense sourire à l'évocation de ces retrouvailles avec l'équipe de France, Williams confie avoir hâte de vivre une nouvelle campagne en bleu, avec un rôle prépondérant à jouer.

« Vous n'êtes à Sydney que depuis mardi alors que l'équipe de France est arrivée trois jours plus tôt. Où en êtes-vous dans votre adaptation au rythme australien ?
J'ai quand même pas mal l'habitude de ce genre de changement de fuseau horaire, entre la saison européenne et la saison WNBA. Je me sens bien, même si c'est un peu dur car je suis encore décalé. Mais je n'ai plus sommeil pendant la journée. Je pense que c'est plutôt bien de reprendre le jeu tôt pour me mettre dans le bain au plus vite.

Vous sortez d'une élimination en demi-finale du championnat américain avec Seattle. Prendre l'avion et enchaîner avec l'équipe de France était une bonne chose ?
Une excellente chose oui. Ça a été très dur d'être éliminées, on voulait aller au bout, gagner pour Sue Bird (qui a pris sa retraite dans la foulée). Mais quelque part (elle tape du poing dans sa main), c'est une bonne chose de rester dedans. J'étais triste mais heureuse de savoir que j'allais retrouver les filles de l'équipe de France.

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Vous retrouvez aussi le basket de Jean-Aimé Toupane, qui se veut peut-être plus proche de celui pratiqué aux États-Unis ?
Les principes de jeu sont un peu différents, même s'il y a des similitudes. Ce n'est pas ma première fois avec Aimé. Il y a eu Belgrade (au tournoi de qualification pour la Coupe du monde, achevé avec deux défaites pour une victoire), où ça avait été compliqué. Mais c'est bien là, j'avais en mémoire les systèmes et le reste.

« J'ai envie de prendre la responsabilité d'imprimer un côté warrior, intense, à l'équipe »

Vous allez surtout être une des joueuses cadres au sein d'un groupe renouvelé...
Je vais faire partie des « vieilles », c'est bizarre à dire. Mon rôle va changer par rapport à l'été dernier et je suis convaincue de pouvoir changer la mentalité « française » de l'équipe. J'ai envie de prendre la responsabilité d'imprimer un côté warrior, intense, à l'équipe. C'est important d'avoir cette approche, pour cette compétition comme pour les prochaines échéances. J'ai du mal à expliquer le sentiment que ça me fait de retrouver l'équipe de France. C'est autre chose que de jouer en club. Ici, je suis chez moi !

Vous avez aussi fait la découverte, dans cette équipe, de votre futur entraîneur en club, David Gautier. Une découverte particulière ?
Ce n'est pas si étrange mais oui on a pu échanger ensemble. Mais je ne veux pas penser à la saison lyonnais, je suis focus à 100 % sur les Bleues. C'est un coach qui communique beaucoup. C'est sympa évidemment de l'avoir ici en plus de le retrouver à l'Asvel ensuite. »

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