Gary Hunt : « Plonger dans la Seine, c'est génial »

Gary Hunt sera le favori de la 2e manche du circuit de plongeon extrême, qui aura lieu ce samedi à Paris face à la Tour Eiffel. Très enthousiaste, le Français neuf fois champion du monde s'est confié sur ce spot assez insolite.

« Quelle a été votre réaction quand vous avez su qu'une manche serait organisée à Paris devant la Tour Eiffel ?
Je me suis dit que finalement ils (les organisateurs) avaient réussi. Et franchement c'est génial. Il y avait des rumeurs mais on n'était sûr de rien car ce n'est pas facile d'organiser un événement aussi grand à Paris dans la Seine. Donc, quand j'ai eu la confirmation, j'étais hyper content. D'autant que je me sens de plus en plus Parisien. Je ne vis pas dans Paris même mais à Montreuil, à l'Est de la capitale. J'ai hâte d'avoir des images de moi en l'air devant la Tour Eiffel. Chez moi, sur un des murs, j'ai des photos de compétitions de plongeon à Paris il y a environ 100 ans. Je vais pouvoir vivre ça aujourd'hui, je ne pensais pas ça capable un jour. Mais on y est, j'aurais enfin ma propre photo, que je pourrais accrocher à côté des autres. C'est excitant.

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Cela va changer quoi de plonger d'une plateforme dans la Seine plutôt que dans la mer et du haut d'une falaise ?
Chaque endroit est différent. Dans la Seine, ce qui est positif, c'est qu'il n'y a pas de vagues. À Saint-Raphaël par exemple, c'est parfois difficile de gérer les mouvements de la mer. Là, ça va être calme. Et je crois qu'on a déjà plongé dans des eaux plus froides que ça. Je pense que les conditions sont vraiment bonnes ici.

Connaissez-vous bien le spot ?
Oui un peu, j'ai été plusieurs fois en reconnaissance, j'ai d'ailleurs fait quelques vidéos. J'ai hâte de voir l'endroit avec plein de monde, ça va vraiment être une bonne ambiance. Et puis il y a la Tour Eiffel, on ne peut pas l'oublier. C'est un monument mythique emblématique de la France et comme je suis désormais Français ça rend la chose encore plus spéciale pour moi.

Savez-vous ce qu'il se passe sous la surface de la Seine ?
Pas trop. Je n'ai jamais nagé dans ce fleuve, mais dans la Marne oui comme j'habite à côté. Je sais que c'est plus profond vers le milieu et nous aurons une plateforme qui va nous permettre de plonger à cet endroit. Nous n'avons besoin que de cinq mètres de profondeur.

« Si je mets mon maillot de bain bleu-blanc-rouge, je pense que le public sera de mon côté »

Plonger à Paris et face à la Tour Eiffel, cela rajoute-t-il davantage de pression ?
C'est certain. Ce sera à n'en pas douter la première fois depuis longtemps que je n'aurais pas ressenti autant de pression. Mais j'adore ça. Avec le temps, j'ai appris à jouer avec. Quand tu es jeune, tu peux faire des erreurs parce que tu n'es pas assez préparé. Je me souviens que, lors du premier Championnat du monde, j'ai raté le dernier plongeon de la saison, un plongeon que d'habitude je ne rate jamais, tout ça à cause de la pression. Ça a été une leçon pour moi. Désormais j'utilise la pression pour mieux plonger. Le fait d'avoir été 2e lors de la première étape de la saison (à Boston) ça décuple mon envie de bien plonger et de décrocher la victoire ici à Paris.

Comme vous êtes désormais Parisien, pensez-vous que vous aurez un avantage sur les autres ?
Le plongeon va être le même pour tout le monde. Moi, je n'ai comme les autres pas plongé de cette plateforme ni dans la Seine. Mais je pense que, si je mets mon maillot de bain bleu-blanc-rouge, je pense que le public sera de mon côté et ça aide. Les juges peuvent être influencés par le monde qui crie. Quand je vais entendre la foule derrière moi, j'aurais envie de donner le maximum. Et comme il y aura plein d'amis et ma famille présents, je serai très motivé. ça va être génial. Avoir une belle performance devant tout le monde, ça m'excite.

L'eau de la Seine est réputée pour ne pas être très propre. Cela vous inquiète ?
On n'a un peu l'habitude car il est rare que nous plongions dans des eaux hyper propres. On a déjà plongé à Rotterdam, à Boston, dans un fleuve en Bosnie et, à chaque fois, l'hygiène était loin d'être parfaite. On a pris des médicaments, des probiotiques, pour éviter les bactéries. Normalement, je n'ai pas trop de problèmes avec ça. Je prends une douche tout de suite après et ça va. Comme pour les prochains Jeux Olympiques il y aura des activités dans la Seine, je pense qu'ils sont en train de la nettoyer (sourire). »

A suivre sur la chaine L'Equipe (samedi 19h30)

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