Germain, Raggi, Dirar : les 3 mousquetaires de Monaco

Comme Danijel Subasic, Valère Germain, Andrea Raggi et Nabil Dirar ont connu le pire avant de goûter au meilleur avec le club princier. Déjà présents lors de la montée en 2013, les trois mousquetaires de l'ASM font encore partie intégrante de la rotation de Leonardo Jardim cette saison. Le Portugais en a fait "de bons soldats" et il devrait encore une fois leur accorder sa confiance ce mercredi en demi-finale de la Coupe de France face au Paris Saint-Germain (21h05). Un match qui permettra de "faire tourner", comme l'a annoncé le coach lundi en conférence de presse.

Pourquoi Germain est le joueur idéal pour Monaco

VALÈRE GERMAIN : LE JOKER

Ce n'est pas le joueur le plus glamour de Ligue 1 et pourtant il ferait les beaux jours de plus d'un club. Troisième dans la hiérarchie des buteurs monégasques derrière Radamel Falcao et Kylian Mbappé, l'attaquant prêté à Nice la saison dernière a pâti de l'éclosion du jeune international français, mais n'en reste pas moins un élément important pour Leonardo Jardim.

"Valère, c’est un joueur très important pour nous, disait son entraîneur en début de saison. Ma première année ici, il a joué 20 matches, mais il avait besoin de plus temps de jeu. Cette saison en prêt lui a fait du bien, il a gagné en maturité." Apparu 52 fois toutes compétitions confondues, resté seulement 5 fois sur le terrain pendant l'intégralité d'un match, Valère Germain totalise 16 buts et 4 passes décisives cette saison. Un bilan des plus honorables pour celui qui a longtemps hésité à revenir à Monaco avant que le directeur sportif, Antonio Cordon, ne trouve les mots pour le convaincre.

Aujourd'hui, et après avoir débuté la saison comme titulaire, il compte plus de minutes jouées en Ligue 1 (2014 minutes) que Radamel Falcao (1596) et Kylian Mbappé (1143). Il est même le joueur que Leonardo Jardim a le plus utilisé cette saison. Une confiance que l'ancien Aiglon rend à merveille puisqu'il a déjà inscrit quatre buts en Ligue des champions. Le dernier étant celui du match retour face au Borussia Dortmund. Le but de la délivrance marqué sur son premier ballon, 23 secondes seulement après son entrée en jeu. L'archétype du joker de luxe au service du collectif.

PS Germain ASM 2016-17

ANDREA RAGGI : LE CADRE

Saison après saison, et ce depuis son arrivée libre en 2012, Andrea Raggi joue sa trentaine de matches. C'était déjà le cas sous les ordres de Claudio Ranieri, ça l'est encore avec Leonardo Jardim. Guerrier dans l'âme, polyvalent, ce qu'il a encore prouvé cette saison, le défenseur italien rend de précieux services à son équipe, même dans les grosses rencontres.

Cette saison, il a notamment contribué au beau parcours de l'ASM en Ligue des champions. Présent en défense centrale lors des matches contre Manchester City, il l'était encore à l'aller face au Borussia Dortmund, à gauche cette fois-ci, avant de faire son entrée en fin de match au retour. "J'ai le sentiment qu'à chaque fois que le coach a fait appel à moi, j'ai été présent, confiait-il en février dernier. Je suis là pour aider l'équipe, pour être prêt quand le coach m'appelle. J'ai 32, pas 48 ans. Cette année, je suis content. Mon objectif, c'est de montrer sur le terrain que je suis encore très bien."

Mal en point sur certains matches, comme celui face à Chambly en Coupe de France (4-5), Andrea Raggi a su rectifier le tir. Et même s'il n'est pas un premier choix pour son coach, il a été titularisé 27 fois cette saison et a déjà disputé 22 rencontres dans leur intégralité. Car plus qu'un bon joueur de football, l'Italien est aussi un cadre du vestiaire. "Il montre sa rage. Il est important. Dans le vestiaire aussi. Il parle beaucoup, apporte son sourire, crée une atmosphère et une bonne ambiance", confiait Claudio Ranieri deux ans après son arrivée au club. Un portrait encore d'actualité.

NABIL DIRAR : LE COUTEAU SUISSE

Il est peut-être celui que l'on oublie le plus souvent et pourtant Valère Germain l'a bien cité après la qualification pour les demi-finales de la Ligue des champions : "Pour Andrea, Suba, Nabil et moi, ça a une saveur particulière, parce qu’on est là depuis le début. On était au fond de la Ligue 2 et on se retrouve en demie de Ligue des champions. C’est magnifique."

Ailier droit, latéral voire milieu relayeur, Nabil Dirar a vadrouillé de poste en poste depuis son arrivée à Monaco en janvier 2012. Souvent blessé, puis absent pour cause de Coupe d’Afrique des Nations, le Marocain a quand même disputé 30 matches toutes compétitions confondues cette saison, dont 10 en entier, comme celui de dimanche au Parc OL qu'il a joué comme latéral droit, lui l'ailier de formation. "Dirar et Raggi sont des joueurs très importants pour le collectif. Leur polyvalence est précieuse", confiait Leonardo Jardim, très satisfait de la prestation de ses hommes après la rencontre.

À 31 ans, l'ancien joueur du FC Bruges s’est bonifié avec le temps, a trouvé la voie de la sagesse et est devenu un vrai joueur d'équipe. "Jardim le connaît parfaitement et sait ce qu’il va apporter. Il a bien fermé son couloir, a amené de la sérénité, ce qui a cassé le rythme adverse au bon moment", confiait Dominique Bijotat, l'ancien Monégasque, dans les colonnes du quotidien L’Équipe au lendemain de la victoire à Dortmund (2-3). Un match qui symbolise en quelque sorte son apport au sein du groupe, lui le troisième mousquetaire, auteur d'un but et cinq "passes dé" cette saison.

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