Gilles Simon achève sa carrière sur une défaite contre Félix Auger-Aliassime au Rolex Paris Masters

Clap de fin pour Gilles Simon. (P. Lahalle/L'Équipe)

À 37 ans, Gilles Simon a tiré un trait sur sa carrière jeudi au Rolex Paris Masters. Après des victoires contre Andy Murray et Taylor Fritz, le Français a buté sur Félix Auger-Aliassime, vainqueur en deux sets (6-1, 6-3) en huitièmes de finale.

Cette fois Gilles Simon n'a pas pu repousser l'échéance. Après deux victoires héroïques contre Andy Murray et Taylor Fritz pour son dernier tournoi, le Français de 37 ans a mis un point final à sa carrière, jeudi, sur le court Central de l'Accor Arena face à Félix Auger-Aliassime (défaite 6-1, 6-3). Le public a bien tenté de pousser derrière l'un des deux derniers locaux encore en lice - avec Corentin Moutet - mais Simon avait les jambes trop lourdes pour revivre la magie des deux tours précédents. Ce 898e match était bien son dernier. Très vite, le Canadien a pris le score à son avantage et s'est détaché 3-0 dans un scénario que Simon avait redouté avant son entrée en lice contre Andy Murray.

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Mais le Niçois a réussi à s'arracher sur son jeu de service suivant avec un premier passing sublime sur un smash de « FAA » puis un deuxième sur un revers long de ligne (3-1). De quoi faire tomber par grappes les « Gillou, Gillou » venus des tribunes et donner un soupçon d'espoir à l'Arena. Mais le Québécois, qui a distillé les aces à bon escient (trois pour entamer le match par exemple), n'a pas laissé trop longtemps le public s'enthousiasmer. Il est allé chercher un double break. Et l'affaire a pris une tournure encore plus compliquée quand Simon a commencé à grimacer et se tenir la cuisse gauche sur une reprise d'appui après un contre-pied.

Simon et Tsonga à la retraite, il ne reste plus que deux mousquetaires

Le premier set envolé, il s'est accroché dans le deuxième jusqu'à 3-3. Il a même eu les premières balles de break dans ce second acte sauf qu'Auger-Aliassime ne s'est pas laissé prendre et a finalement pris le service adverse sur deux jolies amorties. Et c'est logiquement que le huitième mondial, vainqueur de trois tournois coup sur coup (Florence, Anvers, Bâle), validait son billet pour les quarts de finale avant d'aller inscrire un « Merci Gillou » sur le court sous les applaudissements.

L'ancien sixième mondial et vainqueur de 14 titres, lui, allait s'asseoir ému sur son banc, en attendant la petite cérémonie en son hommage. Sur les quatre nouveaux mousquetaires, il n'en reste désormais plus que deux encore sur le circuit - Gaël Monfils et Richard Gasquet - puisque Jo-Wilfried Tsonga avait tiré le rideau lors du dernier Roland-Garros. Deux sur quatre, symbole d'une génération dorée qui s'en va.

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