Gilles Simon essaie de ne pas trop réfléchir et de se « laisser porter » pour le dernier tournoi de sa carrière

Gilles Simon à l'entraînement ce dimanche avant le Rolex Paris Masters. (A. Réau/L'Équipe)

Le Rolex Paris Masters sera le dernier tournoi de Gilles Simon qui met un terme à sa carrière. Avant de défier Andy Murray au premier tour, le Français voit de nombreuses pensées se bousculer dans sa tête et essaie de rester cool.

« Vous voilà arrivé au dernier tournoi de votre carrière. J'imagine que ça doit se bousculer dans votre tête.
Oui, il se passe beaucoup de choses. Ce n'est pas facile de mettre de l'ordre dedans. Je n'essaye pas forcément non plus (rires). J'essaie juste d'être concentré sur ce que je dois faire, comme je l'ai toujours fait au final. C'est un peu la seule chose que je sais faire et que je maîtrise à peu près, essayer d'arriver prêt sur mon match du premier tour. Donc, voilà, le reste, c'est sûr que c'est beaucoup de sentiments qui se mélangent, un peu contradictoires aussi. Je n'ai pas l'énergie de les remettre dans l'ordre.


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Vous arrivez tout de même à vous projeter sur ce qui va entourer votre prochain match ?
Je ne l'envisage pas trop. J'essaie de me laisser porter. En général, j'aime bien tout contrôler mais là, il y a trop de choses. Je préfère me déconnecter complètement et me concentrer sur les seules choses que je sais faire, à savoir me présenter dans le meilleur état possible au premier tour, faire mes séances de gym, taper, bouger, me rassurer sur le terrain et me soigner. J'essaie d'être le plus en forme possible parce qu'Andy (Murray) est un joueur très dur à battre. Ma logique ne change pas, je vais jouer le match pour le gagner. Il n'y aura peut-être qu'un seul match ou plusieurs, on verra. À Roland-Garros, cela avait été une très bonne surprise, cela s'était bien passé. J'espère être capable de faire la même chose ici. On verra ça sur le terrain.

Vous avez été malade la semaine dernière. Avez-vous craint que cela puisse gâcher vos adieux ?
Je suis tombé malade après mon premier tour. J'ai joué jeudi et je jouais très bien, mais je toussais en continu à chaque point. Ce n'était vraiment pas agréable. Je commençais à sentir mon dos s'enflammer. J'ai eu une nuit très compliquée derrière. Je me suis dit que si j'y retournais vendredi dans le même état, cela risquait d'empirer les choses. Après, cela fait pas mal d'années maintenant qu'à chaque match, à chaque tournoi, il y a cette crainte de ne pas pouvoir se présenter parce qu'un problème physique est là. Je le sais, et cela ne change pas pour ce tournoi.


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Vous allez jouer Andy Murray dans ce qui sera une sorte de match de gala.
Il faut en jouer un... Chaque adversaire a ses avantages et ses inconvénients. Andy est un joueur difficile à jouer, en particulier pour moi (le Britannique mène 16-2 dans leurs affrontements). Je n'ai jamais vraiment aimé son jeu, cela a toujours été difficile. Maintenant, je l'ai quand même battu deux fois. Je me raccroche à ça, je me dis que je peux toujours le faire. J'ai été aussi plusieurs fois en mesure de l'inquiéter, des matches où j'ai servi pour la victoire, certains matches accrochés surtout sur les dernières confrontations. Cela fait un moment qu'on ne s'est pas joué (2016 à Vienne, victoire de Murray 4-6, 6-2, 6-2). On verra. C'est un match particulier. Je vais essayer de me concentrer, de bien jouer, bien bouger. On verra la suite. »