Giro - Egan Bernal (maillot rose du Giro) : « J'espère que ça va tenir encore deux semaines »

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Leader du Giro depuis dimanche, Egan Bernal ne s'attendait pas à avoir aussi bien récupéré de ses douleurs au dos. Mais le Colombien reste prudent, face à ses rivaux, et pas seulement Remco Evenepoel. Le maillot rose du Giro avait donné rendez-vous mardi dans le Pullman d'Ineos-Grenadiers, via une visioconférence de presse. Assis dos à la vite du véhicule, Egan Bernal n'a pas semblé être perturbé par les coups de Kärcher et de serpillières d'un des assistants de l'équipe britannique. Celui-ci s'affairait derrière lui, sans savoir que le Colombien était là devant des dizaines de journalistes à résumer sa première semaine de course. En tenue pour aller rouler autour de son hôtel avec le reste de son équipe lors de cette première journée de repos à Pérouse, le Colombien n'avait visiblement pas envie de traîner. C'est ainsi qu'il a préféré répondre en espagnol à chacune des questions. Pour aller à l'essentiel. Les questions tournaient évidemment pour la plupart, autour de sa prise de pouvoir dimanche au sommet de Campo Felice. lire aussi Impressionnant depuis le départ du Giro, Egan Bernal en prend naturellement les commandes Le Giro « ne se limite pas » à un duel avec Evenepoel « Oui c'est vrai, je ne m'attendais pas à être débarrassé de mes maux de dos, raconta-t-il, j'espère que ça va tenir encore deux semaines ainsi. Ma préparation n'a pas toujours été idéale, je m'étais plutôt imaginé atteindre mon point de forme en dernière semaine. Et même avec une minute de retard à ce stade aujourd'hui, j'aurais été content de mon sort. » Mais il refusa surtout de se montrer trop sûr de lui, estimant que tous ses rivaux placés à au moins une minute de lui au général représentent encore une véritable menace, avec une mention spéciale à Simon Yates, « que je n'exclue pas du tout ». lire aussi Le classement général du Giro Une façon aussi pour lui de bien faire comprendre que ce Giro « ne se limite pas à un duel entre moi et Remco Evenepoel, même s'il m'a surpris durant la première semaine ». Bernal sait surtout que les places en tête du général restent encore fragiles et instables, « à partir de maintenant ce n'est plus en secondes qu'on va compter les écarts mais en minutes ».