Golf - EPGA - Graeme McDowell a « senti venir » son succès au Saudi International

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Alors qu'il n'avait pas empoché le moindre titre sur le Tour européen depuis 2014, Graeme McDowell a dominé le Saudi International. Il a même porté un regard très positif sur Victor Dubuisson. « Qu'est-ce qui ressort de votre dernier tour ?
Je savais que ce serait une sacrée bataille. Le parcours était vraiment très sélectif, comme la veille. Je n'ai pas très bien commencé ma partie. Dès qu'on manquait le fairway, on se retrouvait vite en difficulté. Et avec ce vent, c'était vraiment compliqué d'éviter les ennuis. J'ai eu un sacré coup de malchance au 9 quand ma balle a rebondi très fort sur le green et a filé presque injouable dans le bunker. Mais j'ai su faire le dos rond jusqu'à ce birdie du 14. Graeme McDowell remporte le Saudi International Racontez-nous ce moment clé de votre partie ?
C'était la première fois que je jetais un oeil au leaderboard en sortant du green du 13. J'ai fait mes calculs et je me suis dit que -10 ou mieux ça gagnait le tournoi. J'ai vu que je n'avais qu'un coup de marge sur Thomas Pieters qui avait terminé. Et ça m'a vraiment remis dedans. J'ai tapé un sacré bon deuxième coup au 14 et j'ai rentré le putt d'une bonne dizaine de mètres. C'était très important. Tout autant que ce deuxième coup du 15. Je ne voyais pas grand-chose avec les reflets du soleil sur la mer. Mais ce birdie-là m'a offert les trois coups d'avance que je cherchais au départ du 16.

À quel point ce succès est-il à part dans votre carrière ?
Il est étrange... Parce que je l'ai senti venir. Je l'attendais. Je sentais qu'il faisait partie de mon voyage de retour vers le plus haut niveau. Je savais que mon jeu était assez bon pour gagner. Et je l'ai prouvé très vite, c'est fou. Je veux revenir dans le Top 20 mondial. Je veux me redonner une chance d'empocher un Majeur le dimanche avec neuf trous à jouer. Je sais à quel point c'est dur. Ce succès n'est qu'une première étape. Mais une étape très importante.

Était-ce agréable de partager ce 4e tour avec Victor Dubuisson ?
Je suis vraiment très heureux de le revoir jouer à ce niveau. Bien sûr, j'avais un peu mon masque de combat aujourd'hui (dimanche), donc on a pas énormément échangé. Mais c'est un gamin que j'adore. J'ai toujours trouvé qu'il avait quelque chose de spécial. Je veux le voir réussir. Au 18, je lui ai dit : « Je veux que tu fasses une grosse saison 2020. Tu as une belle année devant toi, c'est sûr. » Graeme McDowell « Si (Victor) met son esprit dans de bonnes dispositions pour jouer, il peut battre n'importe qui » Ça se sent qu'il a retrouvé l'amour du jeu. Et même s'il n'a pas connu une dernière journée facile, son talent est toujours aussi évident. C'est un jeune joueur encore, il a encore une bonne quinzaine d'années au plus haut niveau devant lui. Et il est comme tout le monde : s'il met son esprit dans de bonnes dispositions pour jouer, il peut battre n'importe qui. Je lui souhaite vraiment le meilleur. » Saudi International : un Victor chasse l'autre

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