Golf - EPGA - Mike Walker, coach de Lorenzo-Vera, « quoiqu'il arrive, Mike pourra être fier de lui »

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Mike Walker travaille depuis un peu plus de trois semaines avec Mike Lorenzo-Vera. L'Anglais qui entraîne des cadors comme Danny Willett ou Matt Fitzpatrick semble faire un bien fou au Français, en tête du DP World Championship à Dubaï avant le dernier parcours ce dimanche. Vous travaillez avec Mike Lorenzo-Vera depuis peu, que lui avez-vous apporté ?
« À la base, Mike cherchait à éliminer un côté du parcours, le gauche. À mon sens il poussait cette volonté un peu trop loin. Quand il ratait des coups, non seulement il les ratait fort à droite mais en plus il remettait parfois en jeu la partie des trous qu'il voulait à tout prix éviter. Du coup, la seule chose que j'ai cherché à faire depuis les quelques semaines qu'on bosse ensemble, c'est de mieux synchroniser son mouvement. L'idée étant de faire en sorte que ses mains, ses bras et son corps bougent en réelle harmonie. Pendant le WGC à Shanghai et au Nedbank la semaine dernière, il trouvait ici ou là de bons swings, de bons coups. Mais ce n'était pas encore ça. Et bizarrement à la fin de la semaine dernière, quelque chose a cliqué chez lui. Mike Walker Ce qui rend sa performance très impressionnante c'est la qualité et la densité du champ qu'il affronte cette semaine. Comment s'est matérialisé de déclic technique ?
Mike est quelqu'un qui a un petit jeu exceptionnel et en particulier une réelle maîtrise du jeu dans les bunkers. J'ai demandé à son caddie ce que Mike valait dans les bunkers et il m'a confirmé ce que je savais, à savoir qu'il était comme à la maison dans ces obstacles. J'ai donc demandé à Mike de me montrer ce qu'il faisait dans les bunkers et de me décrire ce qu'il ressentait dans son mouvement. Et d'un coup j'ai eu l'impression que ce que nous cherchions à faire a pris tout son sens. Son swing paraît plus posé, moins violent cette semaine, est-ce votre sentiment ?
Mine de rien, on a profité d'un coup du sort. Cette maladie du début de semaine à Dubaï a en fait été un réel plus. Quand on est malade et diminué physiquement on ne peut pas se donner à 100 % à travers ses coups. Et je cherchais à faire en sorte que la descente du swing de Mike soit moins violente, davantage en harmonie. Sa maladie a joué en notre faveur puisqu'il ne pouvait swinguer qu'à 70 % de sa vitesse habituelle. Ça aussi, dans son esprit ça a fait tilt : il s'est rendu compte qu'il pouvait aller tout aussi loin, si ce n'est plus loin, avec bien moins d'efforts. Mike Walker Au fond, on n'est sûr de rien... Gagner un tel tournoi, ça dépend de tellement de variables. Quel regard portez-vous sur la performance du Français depuis jeudi ?
C'est très impressionnant ce que Mike réalise depuis le début de cette semaine. C'est un tournoi qui peut tout changer pour lui. Je n'ai vraiment pas l'impression qu'il n'est pas à sa place, mais plutôt qu'il n'a pas encore donné la pleine mesure de son potentiel jusqu'à maintenant. Ce qui rend sa performance très impressionnante c'est la qualité et la densité du champ qu'il affronte cette semaine. Quel sera votre discours avant ce dernier tour capital ?
Je crois que la clé pour lui sera de ne rien changer. Et de ne surtout pas oublier que tous les autres joueurs sont des humains capables de commettre des erreurs. Au fond, on n'est sûr de rien... Gagner un tel tournoi, ça dépend de tellement de variables. S'il joue un bon golf comme il le fait depuis jeudi, je pense qu'il pourra être très fier de lui. Qu'il gagne ou non d'ailleurs. Un coach provisoire ? Mike Lorenzo-Vera travaillait depuis la mi-2017 avec Justin Parsons, un irlandais rencontré d'ailleurs à Dubaï où il travaillait dans une académie de Butch Harmon. Mais depuis le déménagement de Parsons aux USA, le suivi régulier devenait compliqué sur le Tour européen. D'un commun accord, les deux hommes ont décidé de se tourner vers Mike Walker pour prendre l'intérim d'ici la fin de saison. Contacté durant la semaine Justin Parsons précisait qu'il restait en très bons termes avec MLV et que tous deux prendraient une décision quant à leur avenir professionnel à la fin de cette année. Cinq choses à savoir sur Mike Lorenzo-Vera

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