Golf - EPGA - Nicolas Colsaerts : « Je n'ai pas pensé une seule seconde à la carte »

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Grâce à sa victoire à l'Open de France mi-octobre, Nicolas Colsaerts a sauvé sa carte et sa saison européenne, après sept ans de disette sur le Tour. Le Belge conte cette semaine tricolore « incroyable » depuis le Turkish Airlines Open, qu'il dispute cette semaine.Vous êtes redevenu un vainqueur du circuit européen mi-octobre, au Golf National. Qu'est-ce qui a changé pour vous ?Beaucoup de choses ! C'est surtout mon état d'esprit qui a énormément changé depuis quelques semaines. Il y a un mois, je ne savais pas trop où j'allais me retrouver, je nageais dans le flou. Même si, au fond, je n'ai jamais perdu espoir et je me sentais capable de faire une ou deux semaines convenables pour garder ma carte. Mais aujourd'hui... Tout devient possible.Comment avez-vous abordé l'Open de France ?Je ne jouais pas trop mal, honnêtement. J'avais récemment signé deux/trois cartes qui me réconfortaient dans cette idée. Chose marrante : l'Open a été la seule semaine depuis des mois où je n'ai pas eu cette carte en tête. Pas une seule fois. Pour la bonne raison que le parcours est difficile et qu'il fallait rester concentré sur les exigences du tracé et sur la bataille qui s'annonçait.Colsaerts : « Gagner chez vous, c'est le pied »Cette « bataille » annoncée sur l'Albatros, sous des conditions météorologiques compliquées, était-elle la clé de votre victoire ?Avant le tournoi, je pensais déjà à tirer mon épingle du jeu par rapport à la difficulté du tracé. Ce n'était pas du relâchement, mais plutôt un petit confort de se dire que tout le monde allait se bagarrer. Je vais quand même vous avouer que j'ai trouvé le parcours un peu plus facile que d'habitude. Surtout du tee au green car c'était plus facile de garder le contrôle de la balle. Mais rien n'empêche que j'ai super bien joué, que j'ai su gérer mes émotions, ce que je n'avais pas aussi bien fait cette année. Et ça a fait la différence.Vous parliez d'un « couteau sous la gorge ». Était-il assez tranchant pour vous émouvoir ?Je le redis : je n'ai pas pensé une seule seconde à la carte et à mes droits de jeu, même le week-end. La grosse journée était samedi et j'ai vraiment joué laser (carte de 67), comme jeudi et vendredi. À partir de samedi soir, quand je rentre à l'hôtel, je me dis : ''Celui-là, il est pour moi''. J'étais conscience d'avoir une chance qui me tendait les bras.Et vous vous retrouvez engagé sur le Turkish Open cette semaine, tournoi réservé aux 70 meilleurs joueurs de la saison...Le golf peut changer à une vitesse folle. La semaine précédant Paris, celle à l'Open d'Italie, je me retrouve sur le trou n°15 à ne pas savoir quoi faire. Rien ne marchait ce dimanche-là, j'avais l'impression d'être dans un gouffre immense et je ne savais pas comment en sortir. Et la semaine d'après, je gagne l'Open d'une façon incroyable... (Il se touche le front) La tête ! La tête, c'est pas un secret. On en parle toujours, ça paraît un peu bateau, mais c'est tellement vrai. Le niveau est tellement haut, il y a tellement de joueurs qui jouent bien tout au long de l'année, que la tête fait clairement la différence.Comment envisagez-vous cette fin de saison bonus ?Tout peut se passer d'ici Dubaï. Je me sens bien, j'ai regagné en confiance, j'arrive avec le sourire au practice. Je vais profiter de chaque tournoi et pourquoi pas surfer sur cette bonne dynamique.Les meilleures punchlines de Nicolas Colsaerts

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