Golf - EPGA - Trophée Hassan II : Grégory Havret sous contrôle

L'Equipe.fr
Grégory Havret a pris les commandes du Trophée Hassan II après deux tours. À -6 le Français s'offrait un coup d'avance à la mi-journée sur Lucas Bjerregaard. Le tout avec un jeu d'une sérénité remarquable sur un tracé si exigeant.

Grégory Havret a pris les commandes du Trophée Hassan II après deux tours. À -6 le Français s'offrait un coup d'avance à la mi-journée sur Lucas Bjerregaard. Le tout avec un jeu d'une sérénité remarquable sur un tracé si exigeant. Depuis quelques jours, Grégory Havret dégage comme une impression de sérénité absolue. Comme si, quel que soit le coup tapé, l'attitude restait identique. Un côté "flatliner" très utile sur le redoutable parcours rouge de Dar Es Salam à Rabat. Sur ce tracé sinueux ne pardonnant pas la moindre petite erreur, le Français joue une partition quasi idéale après 36 trous. Deux 70 de rang (par 73) pour pointer à -6 total tout en haut des leaderboards. «J'essaie de bien jouer au golf, c'est sûr, mais j'apporte surtout de moins en moins d'importance au résultat ou aux conséquences d'un coup, expliquait le Français ce vendredi. J'essaie de jouer un peu plus en phase avec moi-même et avec les coups que je vois. Je fais moins les choses "comme il serait bien de les faire".»Du golf champagneEt la recette paye tant que ce vendredi au Trophée Hassan II aurait même pu tourner à la démonstration. Passé à deux sous le par grâce à deux birdies aux 6 et 7 et à quelques solides sauvetages de par comme au 8 (putt de 3m plein trou), Havret ajoutait un nouveau birdie au 11 (coup de fer quasi donné) avant de la jouer champagne au 12. Le rochelais sort les muscles pour tenter ce par 5 en deux malgré un obstacle d'eau omniprésent et un green ressemblant plus à une barque qu'à un porte-avions.Bouger le destinCoup de bois déposé quasi à hauteur de drapeau puis chip délicatement déposé plein trou pour un eagle sourire aux lèvres. Une stratégie agressive presque inhabituelle chez Havret, et pourtant... «On a une règle avec Seb' : attaquer un par 5 seulement si j'ai une chance de faire eagle et donc de mettre un coup près du drapeau. S'il faut taper un coup fantastique pour se retrouver à 10m du green, ce n'est pas la peine de tenter le diable. Par contre quand il y a une vraie opportunité je cherche un peu plus à bouger le destin comme au 12.»Rappel à l'ordreÀ cet instant, Havret pointe -5 pour la journée sur un parcours qui n'avait pas encore offert le moindre score sous les 70 depuis le début du tournoi. Mais rapidement Dar Es Salam rappelle qu'aucune erreur n'est tolérée. Il suffit d'un drive légèrement enroulé à gauche sur le 13 pour que le petit par 4 sorte les crocs. Deuxième coup compliqué vers le green, sortie de bunker "pendu" qui traverse le green, deux putts, bogey... Sauf qu'une fois encore, Greg' la joue philosophe et accepte la rature. «Le par est un bon score ici. Ce parcours est un gros test et l'esprit Trent Jones est respecté. Quand on joue bien on peut vite aller très bas. Mais dès qu'on rate des coups, on est pénalisé. Et j'aime bien le fait qu'un mauvais drive soit tout de suite sanctionné. Ce n'est pas tout le temps le cas sur le Tour. Sur certains parcours quand on rate le fairway de beaucoup on est parfois moins pénalisé que si on le manque de 2m à peine. Je préfère quand il y a une véritable graduation dans le côté pénalisant comme c'est le cas ici.»Alors peu importe -ou presque- la justesse du birdie au 16 (drive/wedge déposé à moins de 2m du mat). Peu importe le coup de fer 5 enroulé à gauche vers l'eau au 17 et le petit cafouillage pied dans l'eau à suivre. Peu importent les deux bogeys pour boucler une partie solide sur un tracé si exigeant. L'important est plutôt dans la manière. Et jusqu'ici, elle reste irréprochable pour Grégory Havret.

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