Golf - Masters - 1997 : Le big bang de Tiger, le prologue

L'Equipe.fr
20 ans que la face du golf a dramatiquement changé. Le Masters 1997, c'était un peu le big bang à la sauce Tiger Woods. Un tremblement de terre que le Tigre a revécu à travers un livre récemment publié. En voici un premier extrait retraçant son avant-Masters.

20 ans que la face du golf a dramatiquement changé. Le Masters 1997, c'était un peu le big bang à la sauce Tiger Woods. Un tremblement de terre que le Tigre a revécu à travers un livre récemment publié. En voici un premier extrait retraçant son avant-Masters. C'est le Masters qui a tout changé. 1997, Tiger Woods n'est pro que depuis quelques mois, mais son aura est déjà gigantesque. Trois tournois du PGA Tour en poche, le phénomène est en plein développement. Manque un vrai grand coup pour renverser la table. Et Augusta apparaît comme le lieu idéal de ce bouleversement. Dans son livre «The 1997 Masters : my story» paru récemment, et que nous nous sommes procuré, Woods revient sur cette semaine hors du temps. Tout commence quelques jours plus tôt, à l'entraînement.Le 59 le plus facile qui soitTiger Woods: «J'ai scoré 59 la semaine précédant le Masters à Isleworth (son lieu de résidence de l'époque). Je jouais avec Mark O'Meara, c'était une partie plutôt cool. En à peine neuf trous j'étais 10 sous le par. Le pire c'est que j'ai signé le par sur deux par 5 au retour avec des fer 6 et 3 pour attaquer les greens en deux. J'aurais pu aller encore plus bas.» Mark O'Meara (Vainqueur du Masters 1998): «Tiger adore parier. On ne jouait pas pour des masses d'argent, même s'il pouvait se permettre des sommes déjà bien plus importantes que moi (Woods gagnait 65$ pour cette partie). Je me suis dit que quelque chose ne tournait pas rond quand je me suis retrouvé 10 down après 12 trous... C'était incroyable. Tiger a signé le 59 le plus facile qu'on puisse imaginer. Il était plus que prêt pour Augusta.»Jouer avec les jazzmen Lors de ses parties d'entraînement, Tiger Woods avait bien pris soin de ne jouer qu'avec d'anciens vainqueurs du Masters. Il se souvient surtout de neuf trous en compagnie de Seve Ballesteros et de Jose Maria Olazabal. «Bien sûr je n'ai pas arrêté de leur demander des conseils. C'était incroyable. Seve m'a appris des coups spécifiques qu'il fallait avoir à Augusta, il m'a montré comment les jouer, avec quels clubs. C'était génial d'entendre de tels genies du petit jeu. Parce qu'à l'époque, je n'étais pas grand chose. Ce qui m'a particulièrement frappé c'était leur faculté à improviser sans cesse en fonction des situation. Un peu comme des jazzmen.» La préparation de Woods allait même un peu plus loin puisqu'il avait passé de longues heures en amont du tournoi dans les locaux de Golf Channel à visionner d'anciennes retransmissions du Masters pour s'imprégner des pentes d'un maximum de greens.La leçon du pèreTout se met en place pour Woods, mais quelques jours avant le premier tour, son putting se dérègle. «D'un seul coup je perd mon putting. Je n'avais plus aucun toucher. Je me suis demandé "Mais il m'arrive quoi là?" Je suis allé voir mon père un soir. Il était endormi sur le canapé de la maison qu'on louait (Earl Woods se remettait à peine d'une opération au coeur, se médecins lui avaient même déconseillé de se rendre à Augusta). Je l'ai réveillé. «Papa, ça fait trois jours que je me creuse la tête, mais je ne retrouve pas mon putting. Il m'a dit Vas y, fait voir ça. Il m'a donné deux petits trucs (sa main droite était trop active à la montée) et il m'a dit "Essaie ça". J'ai mis son conseil en pratique dans ma chambre avant d'aller me coucher. Le lendemain en me levant j'ai de nouveau fait attention à ma main droite. Et dès que je suis revenu sur le parcours, je puttais mieux. Sauf qu'une fois mon premier tour lancé, c'est mon swing que j'allais perdre...» À suivre...

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