Golf - Masters - Hideki Matsuyama remporte le 85e Masters

L'Equipe.fr
·8 min de lecture

Hideki Matsuyama a remporté ce dimanche le Masters. C'est le premier titre Majeur du Japonais qui s'offrait à -10 total un coup d'avance sur Will Zalatoris après un ultime 73 sur l'Augusta National GC. Le soleil venait à peine de se lever au Japon lorsque Hideki Matsuyama bouclait la journée la plus importante de sa carrière, à des milliers de kilomètres de là. En postant un ultime 73 (+1) ce dimanche sur l'Augusta National Golf Club, le Japonais empochait son premier titre du grand chelem. À 29 ans, il devenait même le premier joueur de son pays à empocher un tournoi Majeur. lire aussi Revivez le film du dernier tour Plier, sans rompre Pourtant la tension était palpable à l'entame de cette ultime épreuve si spéciale qu'est un dernier tour à Augusta. Premier moment décisif de cette journée : le putt du 5 pour par. Hideki Matsuyama avait trouvé l'un des profonds bunkers de fairway de ce délicat par 4. Il n'avait pu que se recentrer et réussi à trouver un bout de green en trois coups. Son début de partie n'avait pas été des plus tranquilles. Un drive manqué dans les pins à droite au 1 pour un premier bogey. Un birdie d'école au 2 puis deux pars du genre à pomper un maximum d'énergie. Augusta semblait resserrer son étreinte autour du cou du Japonais. Mais il assénait un violent coup de putter de plus de 5m pour un par qui allait le remettre sur les rails. Son sourire en disait long au sortir de ce green du 5. Matsuyama était totalement rentré dans sa dernière partie.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Ni tête brûlée, ni timoré Alors tranquillement, le 25e joueur mondial allait placer ses pions : drives sur les fairways, coups de fers plein greens, chips d'école si besoin, et putts constamment dosés à la perfection. En découlaient des birdies aux 8 et 9 pour attaquer la dernière ligne droite avec cinq coups d'avance sur le reste de ses poursuivants.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Et cette avance conséquente allait même s'avérer décisive à mesure que l'Amen Corner avançait. D'autant que Matsuyama jouait très juste : ni tête brûlée, ni timoré, le Japonais plaçait ses drives au cordeau et s'appuyait sur un léger draw parfaitement maîtrisé pour trouver les bonnes zones aux 10, 11 et surtout éliminait les erreurs, ou au pire les minimisait. Son tee shot du 12 trouvait par exemple l'un des bunkers du fond. Sa sortie trop courte forçait un bogey finalement acceptable vu son avance et surtout le caractère traître de ce petit par 3 qui a vu tant d'avance fondre par le passé. La petite frayeur du 15 Le tournoi se résumait presque à un cavalier seul, lorsque le Japonais s'offrait un nouveau birdie au 13 après avoir tenté le green de ce par 5 en deux et chipé une nouvelle fois à la perfection. Il manquait de peu le birdie au 14, mais voyait son deuxième coup du 15 (par 5) filer derrière le green et aller se noyer dans l'étang du 16 près de 45m plus loin. Peut-être le seul moment de réel flottement d'une fin de journée jusque-là totalement maîtrisée. D'autant que le bogey qui allait suivre permettait à Xander Schauffele d'espérer un miracle puisque l'Américain revenait dans le même temps à deux coups de la tête avec un birdie sur ce même par 5 ! Hideki face à lui-même Au final, les points pris en amont de cette ultime journée ont été décisifs. Car même le bogey du 16 (3 putts) n'aura que peu d'impact sur l'issue du tournoi. Au final, Hideki Matsuyama avait son destin en mains sur les deux derniers trous. Le triple bogey de Schauffele au 16, son adversaire direct, jouant évidemment pour beaucoup. Un nouveau par d'école au 17, une mise en jeu parfaite au 18. De quoi souffler un brin avec deux coups d'avance à l'attaque du green du 18 ? Pas vraiment avec un deuxième coup filant vers le bunker de green... Si un ultime bogey concluait une journée sous tension, Hideki Matsuyama pouvait souffler et avec lui tout un pays devenu enfin Majeur chez les messieurs.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

La belle confirmation Will Zalatoris n'a pas flanché. L'Américain est peut-être aussi épais qu'un câble de frein à main, ça ne l'a pas empêché de jouer les premiers rôles pendant une bonne partie de la journée. Et pour son premier dimanche au Masters, le Texan l'a joué grande classe : deux birdies pour lancer la machine et revenir à cet instant à un coup de la tête !

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Mais une erreur de jeunesse au 3 (2e coup trop appuyé) conduisait à un premier bogey. La pression grimpant, le lointain sosie d'Owen Wilson concédait un bogey au 10, puis un autre au 12 après un coup de fer manqué sur la gauche de ce par 3 si traître. L'ancien joueur du Korn Ferry Tour (2e division US) s'offre malgré tout une semaine étincelante pour un premier Masters, avec même deux birdies sur les quatre derniers trous et un putt de folie pour par au 18 qui bouclait son 70. De quoi terminer deuxième tout seul ! Le frisson du jour Il est pour Jordan Spieth, bien sûr. L'Américain qui sort d'une période creuse dans sa carrière a surfé sur son regain forme du moment pour poster un ultime 70 ce dimanche. On l'a vu pleinement vivre son golf, parler à ses balles, rentrer des putts délirants (ce birdie du 9 !), frôler l'eau au 12 (son par 3 préféré...), tenter un eagle de folie au 13. Le vainqueur de l'édition 2015 n'a pas levé le pied de l'accélérateur jusqu'au bout. On aurait aimé voir ce putt du 15 tomber pour entendre des roars plus appuyés. Mais qu'elle est belle cette 3e place pour le Texan.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

La charge du jour Elle est pour le tout nouveau papa Jon Rahm qui n'était arrivé à Augusta que mercredi matin. Après une triplette de 72, l'Espagnol s'est fâché tout rouge ce dimanche. Son 66 (-6) débutait par un combo birdie-eagle, ne voyait le basque concéder aucun point au tracé géorgien et surtout accumuler trois autres birdies aux 8, 12 et 15. Rahm manquait de peu un birdie au 16, sauvait un solide par au 17 et voyait son ultime tentative rester courte d'un rien au 18. Rahmbo était parti à 10 coups de la tête, il boucle son Masters dans le Top 5.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

« Je savais qu'il me fallait une grosse journée pour tenter quelque chose, déclarait Rahm au recording. J'ai tapé très vite beaucoup de très bons coups. Et je n'ai pas cessé d'attaquer jusqu'à la fin. Ça aurait été cool de revenir de si loin. Mais je suis très heureux de rentrer à la maison pour changer quelques couches ! » Les déceptions du jour Elles sont multiples bien sûr... D'abord Xander Schauffele qui partageait l'ultime partie en compagnie d'Hideki Matsuyama. Tout semblait partir de la meilleure manière avec un birdie en deux trous et un drive du 3 qui le plaçait idéalement pour attaquer un drapeau délicat sur ce green torturé. Mais un chip trop mou obligeait un premier bogey. Un putt vendangé au 4 en forçait un autre. Et un drive lâché à droite au 5 conduisait même à un double bogey... Le polyglotte Schauffele a dès lors lâché tout ce qu'il pouvait y compris un sublime coup de fer au 13 pour un eagle, un birdie d'école au 13 et une sortie de bunker mordant presque le trou au 15 pour eagle. Mais même l'impressionnante charge n'a pas suffi... Et le coup de fer du 16 dans l'eau éteignait la flamme pour de bon. Une troisième place presque amère. Justin Rose lui aussi avait ses chances, mais l'Anglais alternait le très bon (birdies aux 4, 7,...) et le moins inspiré sur les greens (quatre bogeys à l'aller). Et plus la journée avançait, moins il parvenait en mesure de retrouver la magie qui l'avait habitée lors du premier tour. JR s'est battu, mais il termine 7e à la faveur d'un putt de folie au 18 pour birdie.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Augusta sans faille À quel point les conditions ont-elles été parfaites cette semaine à Augusta ? Il suffit de demander son avis à Paul Casey : « Je crois n'avoir jamais vu le parcours à ce point parfait tout au long d'une même semaine. Les greens sont restés d'une fermeté et d'une homogénéité folle. Ils roulaient à la perfection de jeudi à ce dimanche. Je ne les avais jamais vus aussi consistants. Ils étaient tout ce qu'on attendait d'un Masters : fermes, rapides, avec des positions de drapeaux équilibrés. »