Golf - Masters - Masters d'Augusta, les 10 immanquables de cette édition 2021

L'Equipe.fr
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Le Masters débute ce jeudi après seulement quelques mois d'attente depuis sa dernière édition. Pour autant, cette version 2021 risque d'être très différente. Voici dix choses à ne surtout pas perdre de vue cette semaine à Augusta. 1 - Le score vainqueur Dès lundi, quelques-uns des habitués de l'Augusta national GC pointaient du doigt son caractère extrêmement ferme. Adam Scott avançait même que la seule fois où il avait vu un Augusta si retors aussi tôt dans la semaine, c'était en 2007 année du succès de Zach Johnson. Lors de cette édition très sélective le vainqueur l'avait emporté à +1 total. Peut-on imaginer le même genre de test cette année ? Pour info, sur les 10 dernières éditions, la moyenne de score victorieuse tourne autour de -12. La météo sera bien sûr un facteur important à prendre en compte pour répondre à l'énigme. La pluie est prévue vendredi après-midi et samedi. lire aussi Retour à la normale pour le Masters d'Augusta 2 : Le slam de Rory Il est l'unique joueur du champ à pouvoir boucler son Grand Chelem personnel. Seul manque à Rory McIlroy ce Masters qui lui a échappé à plusieurs reprises. Mais 2021 risque de ne pas encore être l'année de la délivrance... « Rors » lui-même affirmait ce mardi qu'il démarrait un long voyage avec son nouvel entraîneur, Pete Cowen, à la recherche d'un swing un peu trop perturbé par une recherche d'ultra-puissance. Pour autant, il serait trop simple de mettre de côté un tel talent qui a signé des Top 10 dans chacune de ses six dernières apparitions à Augusta (5e en 2020 après un 75 le premier jour...) lire aussi Johnson, DeChambeau et Spieth favoris du Masters d'Augusta 3 : Le 15 en mode showtime Vu la fermeté du tracé géorgien, le trou n°15 risque de (re) devenir un joli monstre. Ce par 5 qui s'était fait violenter l'an passé avec les conditions très souples de novembre (2e trou le plus facile avec 4,6 de moyenne, 140 birdies et 14 eagles cumulés) va retrouver de sa superbe. L'attaquer en deux coups sera toujours possible, mais peut-être pas stratégiquement très recommandé car stopper un long fer sur ce carrelage défendu par un joli lac va relever de l'exploit. lire aussi Le quiz du Masters 4 : Cantlay, trop underdog ? Patrick Cantlay, ça ne vous parle pas ? Pourtant, l'Américain, 10e mondial, était longtemps dans le coup pour la gagne à Augusta en 2019 et n'a signé qu'une performance en dehors du Top 20 depuis le début de l'année (cut manqué au Players). Avec son profil très complet et surtout très discret, Cantlay pourrait venir mettre tout le monde d'accord cette semaine s'il parvient à gérer la pression inhérente d'un premier titre majeur. lire aussi Podcast « Swing » : le Masters d'Augusta, le plus beau Majeur ? 5 : Perez toujours plus haut Victor Perez dispute son deuxième Masters consécutif. Et si le Français découvre le « vrai » visage d'Augusta, il surfe aussi sur un état de forme toujours aussi régulier et étincelant. Demi-finaliste du WGC de match-play, le Tarbais a atteint son meilleur classement planétaire en amont du premier Majeur de la saison (29e). Il pourra pleinement s'appuyer sur la connaissance des lieux de son copilote JP Fitzgerald, qui épaulait Rory McIlroy lors de quelques-unes de ses meilleures performances à Augusta. lire aussi Comment jouer le parcours d'Augusta, par Victor Perez 6 : L'impact du public O.K., on est loin des jauges habituelles qui voient entre 30 et 40 000 spectateurs arpenter les fairways de l'Augusta National GC chaque jour. Si aucun chiffre officiel n'a été communiqué par les hommes à la veste verte, on estime à plusieurs milliers le nombre de Patrons (le petit nom des détenteurs de tickets là-bas) ayant accès au saint des saints. Mine de rien, leur impact sur les joueurs était déjà audible : « Entendre les roars des fans, ça excite tout le monde, lançait Bubba Watson en début de semaine. Ça inspire, ça donne envie de se surpasser, de taper des coups toujours plus dingues. Entendre les roars, ça fait ressortir le meilleur de nous-mêmes ». 7 : DJ pour le doublé Depuis Tiger Woods en 2000-01, personne n'est parvenu à défendre son titre au Masters. Et mine de rien, après sa démonstration de force de l'an passé, Dustin Johnson paraît en mesure d'y parvenir. Bien évidemment les conditions ne seront pas les mêmes, le score record de -20 ne sera selon toute vraisemblance pas atteint. C'est vrai, depuis quelques semaines, l'état de forme du n°1 mondial n'est pas étincelant : 54e du WGC Workday, 48e du Players, éliminé en phase de poules au match-play. Son driver l'empêche en plus de pleinement s'exprimer. Mais à Augusta, son power fade a déjà fait merveille et le driving y est clairement moins important. Alors... 8 : Game of Thrones En parlant de trône de n°1 planétaire, celui de DJ est en balance cette semaine. Et c'est bien Justin Thomas qui est en mesure de faire chuter l'échalas floridien ! Son avance fond depuis les grosses performances de JT (victoire au Players notamment) et d'un coup les choses sont claires : si Justin Thomas endosse la veste verte et que Johnson termine au-delà de la 21e place, il perdra la main sur le golf mondial. lire aussi Jordan Spieth est de retour au premier plan 9 : Pas de baballe Augusta Dans sa traditionnelle conférence de presse d'avant tournoi, le chairman d'Augusta, Fred Ridley, balayait d'un revers de la main l'idée d'une balle spécifique au tournoi des maîtres. Face au débat constant sur la distance toujours plus grande que les joueurs parviennent à atteindre clubs en main, les rumeurs enflaient quant à l'adoption d'une pelote bridée uniquement valable dans l'enceinte géorgienne. « C'est une sorte d'ultime recours à nos yeux », précisait Ridley avant d'ajouter qu'il n'imaginait pas étendre son tracé à l'infini. 10 : Koepka et Rahm, cadors affaiblis ? Deux poids lourds du golf mondial arrivent à Augusta cette année dans de drôles d'états. L'un, Brooks Koepka revient tout juste d'une opération au genou droit qui l'oblige à adopter une position type spider man pour lire les greens. L'autre, Jon Rahm, vient d'accueillir son premier enfant (un fils, prénommé Kepa) et n'est arrivé sur place que mercredi matin avec très peu d'entraînement dans les pattes. L'un comme l'autre ne sont pourtant pas à mettre au rebut trop vite... Rahm en particulier débarque dans un état d'esprit du genre « rien à perdre, tout à gagner » : « Je viens de vivre un moment tellement puissant. Je me sens tout simplement heureux, je suis ravi d'être à Augusta et j'y arrive clairement dans un autre état d'esprit. » Joueur blessé, joueur heureux = danger !