Golf - Masters - « On peut agresser l'Augusta National » explique Paul Casey

L'Equipe.fr
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Avec une carte de 65 (-7) Paul Casey mène pour le moment le 84e Masters. Réactions de l'Anglais aux bras d'acier qui s'offre une carte sans bavure. « Comment avez-vous vécu cette journée, où vous égalez votre meilleur score à Augusta ? Démarrer au 10 était un peu étrange pour être franc. Ce n'est pas un départ facile. Je préfère partir du 1. Mais je suis chanceux car si j'étais parti à l'horaire prévu, les conditions auraient vraiment été compliquées. Les gars qui ont joué quelques trous ce matin (jeudi) ont dû avoir une journée pas évidente... J'ai réalisé un bon tour, j'ai bien négocié l'Amen Corner en faisant en plus un birdie au 13. Après, j'ai vraiment été solide toute la journée. J'ai bien négocié les moments importants. Pour moi, les trous clés sont le 1, le 5 et le 7. J'ai réalisé de bonnes choses au bon moment. Je suis très content de ce 65. Un Masters sans public, est forcément différent. Comment le vivez-vous ?
J'attendais de voir cette version du Masters sous Covid. Sans public et sans tout ce qui va avec. On avait déjà eu un aperçu à Harding Park, lors de l'USPGA. Le golf sous Covid est particulier. Je suis très chanceux d'être dans cette position, d'être pro de golf et de jouer des parcours de championnat. Je ne suis pas à la place des fans, mais ils apportent beaucoup d'énergie aux joueurs. Du coup, il nous manque forcément. « J'étais tellement content d'être ici et de me soumettre à la vingtaine de test Covid (rires) » Mais cette semaine, au Masters, il y a quelque chose de spécial. Il n'y a pas la même atmosphère que d'habitude c'est clair, mais il y a une énergie particulière. J'étais tellement content d'être ici et de me soumettre à la vingtaine de test Covid (rires). L'endroit n'a jamais été aussi beau. J'ai eu l'occasion de jouer Augusta en dehors de la semaine du Masters. Mais là, c'est vraiment particulier. Je pense que l'histoire du tournoi y est également pour beaucoup. On voit beaucoup de scores bas lors de ce premier tour. Comment l'expliquez-vous ?
Ce n'est pas seulement le fait des greens softs. C'est aussi à cause du Bermuda. C'est un gazon qui permet aux greens d'être beaucoup plus réceptifs. J'ai tapé un coup de fer 6 sur mon 2e coup au 2 avec ce drapeau sur la gauche. Il a pitché sur cette partie gauche et s'est directement arrêté. En avril, la balle aurait filé dans le public. On peut être très agressif sur ses coups vers les greens. Ils sont en plus un peu moins rapides. Ce n'est pas que la pluie, c'est aussi la graminée. On doit d'ailleurs être plus attentif au grain que d'habitude. C'est un challenge différent. C'est génial pour ceux qui découvrent le Masters pour la première fois. Mais quand ils reviendront en avril prochain, ils auront encore des surprises. »